L'auvent empiète-t-il sur le trottoir ?
(Baonghean)La directive n° 5 du Comité permanent du Parti de la ville de Vinh constitue une politique judicieuse visant à bâtir une ville toujours plus civilisée. Le Comité populaire municipal, les services et les Comités populaires des quartiers et des communes ont lancé une campagne dynamique, l'ont mise en œuvre avec détermination et ont obtenu des résultats initiaux encourageants. Malheureusement, cette initiative fut de courte durée et la question du maintien de la propreté des trottoirs semble au point mort.
De nombreux habitants de la ville estiment que la démarche de la municipalité a été précipitée, puisqu'elle a consisté à démonter tous les auvents des résidents d'un seul coup, pour ensuite leur permettre de les remplacer par des auvents mobiles.
Il en résulte un empiètement croissant sur les trottoirs, tout en profitant aux commerces et aux entreprises qui fabriquent des auvents. Le prix des auvents mobiles a explosé. Bien qu'on les appelle auvents mobiles, ces auvents restent en réalité fixes ; la seule différence avec les auvents traditionnels est qu'ils sont plus fins et plus rudimentaires.
Certains présidents de quartier encouragent les résidents à installer des auvents amovibles, tandis que d'autres les interdisent. De ce fait, l'auvent demeure une source constante de frustration pour les riverains, exposés au vent, à la poussière, à la pluie et au soleil. Cela montre qu'un détail peut paraître anodin et se transformer en un véritable casse-tête pour ceux qui ambitionnent d'empiéter sur l'espace public, ainsi que pour les personnes en difficulté financière qui viennent tout juste d'installer un toit en tôle ondulée pour devoir le démonter aussitôt.
« La campagne » visant à retirer la canopée, si elle n'est pas correctement planifiée, peut facilement se solder par un « grand départ mais une petite fin » !