Les crevettes vietnamiennes ont un accès privilégié au marché japonais.

Selon l'Association vietnamienne des exportateurs et transformateurs de produits de la mer (Vasep), le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a annoncé officiellement le 21 janvier une augmentation de la limite de résidus d'éthoxyquine (un antioxydant utilisé dans la production d'aliments pour crevettes) dans les crevettes vietnamiennes importées au Japon à 0,2 ppm (une augmentation de 20 fois par rapport au niveau actuel de 0,01 ppm).
Par ailleurs, le Japon a également décidé de lever l'obligation d'inspection à 100 % des crevettes importées du Vietnam pour le contrôle de l'ETQ. Cet assouplissement des restrictions liées à l'éthoxyquine et à l'ETQ pour les crevettes vietnamiennes, conjugué aux prix élevés à l'exportation vers le Japon en raison de la rareté de l'offre, devrait accroître la valeur et le volume de ces exportations en 2014.
Le 18 mai 2012, le Japon a instauré des tests ETQ sur 30 % des importations de crevettes en provenance du Vietnam, avec une limite de résidus de 0,01 ppm. Par la suite, le Japon a officiellement étendu ces tests à 100 % des crevettes vietnamiennes, entraînant une forte baisse des exportations vers ce marché. De fin 2012 à fin 2013, le Japon a encore renforcé ces contrôles à 100 %, rendant les exportations de crevettes vers le Vietnam encore plus difficiles.
Depuis la mise en œuvre par le Japon de la réglementation sur l'inspection ETQ (Ethical Therapeutic Goods Quality), les exportations de crevettes vietnamiennes vers ce marché n'ont atteint que 617,7 millions de dollars américains en 2012. En 2013, le Japon se classait au deuxième rang des importateurs de crevettes vietnamiennes après les États-Unis.
Selon l'économie rurale