Contribuer à l'éradication durable de la pauvreté.
(Baonghean) - Ces dernières années, les programmes de formation professionnelle destinés aux travailleurs ruraux ont connu des succès initiaux, suscitant reconnaissance et éloges de la part de ces derniers. Ceci a contribué à la mise en œuvre de politiques d'équité sociale en matière d'accès à la formation professionnelle pour tous les travailleurs ruraux, notamment les ouvriers agricoles les plus pauvres, participant ainsi à l'augmentation de la production, de la valeur ajoutée et des revenus, et à la réduction de la pauvreté. De nombreux travailleurs ruraux ont notamment trouvé un emploi stable et un revenu après leur formation professionnelle, et investissent progressivement dans des projets de développement à grande échelle…
GLa famille de M. Nguyen Dinh Lam, originaire du hameau n° 2 (commune de Dien An, district de Dien Chau), est une famille d'agriculteurs. En 1999, grâce au capital familial accumulé, il décida de louer des terres à la commune afin d'investir dans un élevage diversifié. À ses débuts, il rencontra de nombreuses difficultés, notamment un manque d'expérience et de connaissances en aquaculture, en élevage bovin, porcin et avicole. En 2011, le comité populaire de la commune facilita sa participation à une formation locale en élevage porcin. Il s'en réjouit et y vit une occasion d'acquérir des connaissances scientifiques et techniques sur l'élevage, et plus particulièrement une expérience pratique en élevage porcin.
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| Les cochons appartenant à la famille de M. Lam dans le hameau 2, Dien An, Dien Chau. |
Après près de trois mois de formation professionnelle, consacrés à l'apprentissage actif, à la recherche et au partage d'expériences avec ses camarades, il a acquis les connaissances nécessaires en élevage porcin pour investir sereinement dans une production animale efficace. Il a déclaré avec enthousiasme : « La formation professionnelle proposée par le gouvernement est une formidable opportunité d'acquérir des connaissances et une expérience précieuses pour le développement de la production agricole. Avant cette formation, lors de l'élevage de porcs, de poissons, etc., je négligeais souvent les aspects techniques. Par conséquent, en cas de maladie, je ne savais pas comment la prévenir, la traiter et la soigner. Grâce à cette formation, je suis désormais capable de calculer et de choisir l'alimentation, la race, les méthodes d'élevage et de soins des porcs, les techniques d'injection et de castration, ainsi que de prévenir et de traiter moi-même les maladies courantes. »
Avant d'apprendre le métier, il n'osait élever que deux lots de porcs (15 à 20 porcs par lot) et 50 à 100 poulets par an. Désormais, fort de ses connaissances en techniques d'élevage, il a décidé avec audace d'investir dans le développement de son exploitation, élevant trois lots de porcs (25 à 30 porcs par lot) par an, générant un revenu total de 240 à 250 millions de VND par an. De plus, il élève également trois truies reproductrices pour assurer un approvisionnement local en porcelets, 400 à 500 poulets de chair par lot, et un étang piscicole d'une superficie de près de 1 000 m². Il sait que la décision 1956/TTg n'autorise qu'une seule formation professionnelle pour les travailleurs ruraux en âge de travailler, et que tout changement de profession nécessite l'approbation du Comité populaire provincial et ne peut être effectué qu'une seule fois. Cependant, s'il en avait l'occasion, il aimerait apprendre d'autres métiers tels que la culture, la pisciculture et la réparation de machines agricoles.
Mme Doan Thi Luong, présidente de l'Association des agriculteurs de la commune de Dien An, a déclaré : « Dans notre commune, de nombreuses personnes, après avoir suivi une formation professionnelle, ont investi dans la production agricole et l'ont développée à une échelle comparable à celle de M. Lam. Chaque année, le Comité populaire communal facilite l'ouverture de deux à trois centres de formation professionnelle. Nous reconnaissons et apprécions tout particulièrement la pertinence et l'efficacité du projet 1956/TTg. Grâce à la formation professionnelle, les travailleurs ruraux ont acquis des connaissances scientifiques et techniques plus approfondies, ainsi que des méthodes agricoles et d'élevage plus performantes. Cela a permis de créer des emplois, de contribuer à la réduction durable de la pauvreté et de participer, en collaboration avec la communauté locale, à la mise en place de nouvelles zones rurales. Actuellement, la demande de formation professionnelle est très forte parmi les travailleurs ruraux. L'État doit diversifier les filières professionnelles proposées, augmenter le nombre de sessions de formation chaque année et mettre en place des politiques de soutien aux prêts et de garantie d'achat pour les personnes ayant suivi la formation, afin d'assurer une efficacité et une pérennité optimales. »
La décision du Premier ministre n° 1956/TTg confirme l'efficacité et le succès du projet. La formation professionnelle en agriculture est aujourd'hui une nécessité pour tous les travailleurs ruraux. Elle leur permet d'acquérir davantage de compétences, de perfectionner leurs savoir-faire, de créer des emplois et d'accroître le revenu économique par unité de surface et par exploitation. Toutefois, pour que ce projet de formation professionnelle soit pleinement mis en œuvre, efficace et durable, l'État doit continuer à planifier et à orienter les métiers agricoles en fonction des spécificités de chaque région et localité. Il est également nécessaire de mettre en place des mécanismes et des politiques spécifiques pour les personnes ayant suivi une formation professionnelle, et de mobiliser toutes les ressources et tous les secteurs économiques afin de soutenir les agriculteurs dans leur formation et de garantir l'achat de leurs produits, ce qui les aidera à maintenir et à développer leurs compétences après la formation.
Ha Thao
(Centre provincial de vulgarisation agricole)
