Indicateurs de performance scolaire – Ils doivent être réalistes !
(Baonghean) – Actuellement, les établissements scolaires organisent des réunions de personnel afin de définir les orientations et les objectifs de la nouvelle année scolaire, avec des buts précis concernant la qualité de l'enseignement, la qualité de l'apprentissage, la formation et le développement personnel des élèves, etc. Ceci constitue un élément important de l'évaluation des performances de l'établissement. Cependant, une question se pose : quels sont les objectifs pertinents à atteindre ?
Comme chacun sait, le secteur de l'éducation a longtemps été marqué par une mentalité axée sur la performance, de nombreux établissements scolaires intégrant des objectifs excessivement élevés dans leurs projets d'orientation et leurs plans d'activités. Par exemple, certains établissements visaient un taux de réussite scolaire moyen, bon ou excellent supérieur à 60 %, et un taux de conduite bon ou excellent supérieur à 90 %. Cependant, lorsque le secteur a mis en œuvre la campagne « deux non » (zéro tricherie, zéro tricherie, zéro corruption…), cette mentalité a évolué.
Lors des examens et évaluations, la comparaison des résultats obtenus avec les objectifs fixés en fin d'année scolaire plonge souvent les établissements scolaires dans une situation paradoxale. Même durant l'année scolaire 2006-2007, première année d'application de la politique des « deux interdits » (interdiction de tricher, interdiction de tricher, interdiction des vrais examens…), les écoles ont connu une situation paradoxale.
Depuis la mise en place de la politique du « zéro travail supplémentaire » (pas de travail supplémentaire, pas de travail supplémentaire), et afin d'éviter d'être perçus comme « obsédés par la réussite », de nombreux établissements scolaires ont brusquement revu à la baisse leurs objectifs dans les consignes et les tâches initiales de l'année scolaire. Par exemple, l'objectif concernant les élèves atteignant un niveau scolaire moyen ou supérieur, qui était auparavant supérieur à 60 %, a été ramené à moins de 20 % ; de même, l'objectif concernant les élèves ayant une conduite bonne ou excellente, qui était auparavant supérieur à 90 %, est maintenant inférieur à 50 %. Il en résulte un sentiment de confusion et de pessimisme chez de nombreux enseignants, parents et élèves.
Dans le contexte actuel, il est nécessaire que les établissements scolaires examinent et adaptent leurs objectifs de performance afin de les aligner sur l'esprit de la campagne « zéro corruption et pratiques néfastes ». Toutefois, ces objectifs doivent être adaptés à la situation réelle de chaque établissement et être parfaitement réalisables. Concrètement, des objectifs relatifs aux résultats scolaires et au comportement des élèves pourraient être attribués aux classes, aux professeurs principaux et aux enseignants de chaque matière. Outre la définition d'objectifs atteignables, les établissements scolaires doivent mettre en place des mécanismes de suivi et d'évaluation de leur mise en œuvre, permettant ainsi d'attribuer des récompenses et des mesures disciplinaires en temps opportun. C'est à cette seule condition que les objectifs deviendront véritablement concrets et créeront une réelle motivation à améliorer la qualité de l'éducation dans les établissements scolaires.
Bui Minh Tuan
(Lycée Kim Lien – Nam Dan)