Une découverte majeure ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement de la grippe.
Selon le correspondant de l'agence de presse vietnamienne en Suisse, des chercheurs zurichois ont identifié une série de nouvelles molécules considérées comme des vecteurs de réplication des virus de la grippe, qui pourraient ensuite être utilisées pour empêcher la propagation du virus.
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| Image d'illustration. (Source : New York Post) |
Cela pourrait constituer une avancée significative contribuant à la recherche de nouveaux traitements contre la grippe.
Les chercheurs savent depuis longtemps que lorsque l'organisme est infecté par le virus de la grippe, ce dernier se réplique et se multiplie dans les voies respiratoires. Cette réplication virale repose sur les molécules de l'hôte, d'où la nécessité d'identifier et de bloquer ces molécules.
Grâce à leurs recherches, des scientifiques ont découvert 20 molécules clés, jusqu'alors inconnues, qui stimulent la croissance du virus de la grippe A. Parmi ces protéines essentielles figure UBR4, dont le virus a besoin pour transporter ses protéines virales à travers la membrane cellulaire et se répliquer.
Voici comment cela se produit : les virus de la grippe A envahissent les cellules hôtes. Des composants du virus sont ensuite transportés à la surface de la cellule, où ils forment de nouveaux virus. Ainsi, jusqu’à 20 000 nouveaux virus de la grippe peuvent se développer à partir d’une seule cellule hôte infectée.
Selon la professeure Silke Sterling de l'Institut de virologie médicale de l'Université de Zurich, ces protéines hôtes immuables sont cruciales pour la réplication virale.
Partant de ce constat, des chercheurs ont testé le blocage de l'UBR4, ce qui contribue à inhiber la production de nouvelles particules virales dans les cellules infectées. Ceci démontre que le blocage des molécules hôtes est une option envisageable et pourrait constituer une stratégie thérapeutique contre la grippe.
Des épidémies de grippe surviennent presque chaque année dans le monde entier, certaines souches, comme la H1N1 en 2009-2010, provoquant une pandémie mondiale. Ces dernières années, on a constaté que certains virus de la grippe A étaient résistants aux médicaments antigrippaux existants, ce qui peut entraîner une inefficacité des traitements chez les patients.
Rien qu'en Suisse, la grippe saisonnière provoque chaque année 5 000 hospitalisations, principalement parmi les groupes vulnérables comme les personnes âgées, et jusqu'à 1 500 décès.
Selon Splendorplus
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