Faut-il redistribuer les terres agricoles ?
(Baonghean) – Les terres agricoles seront-elles redistribuées d’ici 2013 ? Cette question a été soulevée à maintes reprises par la presse écrite et les chaînes de télévision, surtout ces dernières années. Il s’agit en effet d’une question majeure, non seulement pour les dirigeants et les gestionnaires à tous les niveaux, mais aussi d’un sujet de préoccupation particulier pour chaque agriculteur.
(Baonghean) – Les terres agricoles seront-elles redistribuées d’ici 2013 ? Cette question a été soulevée à maintes reprises par la presse écrite et les chaînes de télévision, surtout ces dernières années. Il s’agit en effet d’une question majeure, non seulement pour les dirigeants et les gestionnaires à tous les niveaux, mais aussi d’un sujet de préoccupation particulier pour chaque agriculteur.
En tant qu'agriculteurs, exerçant nos droits d'usage des terres agricoles en vertu du décret gouvernemental n° 64 depuis près de deux ans, nous constatons que cette politique est parfaitement adaptée. Elle répond aux exigences croissantes et durables des agriculteurs en matière de développement de la production agricole et de gestion des terres, garantissant ainsi la sécurité alimentaire à court et à long terme. Grâce aux droits d'usage, de succession, d'hypothèque, de transfert, de conversion et de location, conformément à la réglementation, elle répond fondamentalement à tous les besoins relatifs à l'échange équitable des droits d'usage des terres agricoles, assurant ainsi que « celui qui cultive la terre en possède toujours la pleine propriété ». Toutefois, des ajustements et des compléments sont nécessaires pour une mise en œuvre encore plus efficace de ces droits.
Grâce à de nombreux efforts de remembrement et de réaffectation des terres, ainsi qu'à la planification des infrastructures d'irrigation et de transport, des limites des parcelles, etc. (selon les critères de création de nouvelles zones rurales), la situation foncière actuelle est globalement favorable à l'agriculture familiale, qui repose sur le travail manuel et, en partie, sur de petites machines. Ceci constitue le fondement du développement de la production agricole ; la prochaine étape consiste en l'accumulation des terres, la transformation de l'agriculture familiale en une production coopérative et intégrée, en vue de l'industrialisation et de la modernisation de l'agriculture, une fois tous les éléments nécessaires réunis.
Actuellement, dans certaines localités du delta, des projets pilotes sont mis en œuvre pour créer des exploitations modèles à grande échelle, appliquant les progrès scientifiques et technologiques ainsi que la mécanisation afin de réduire les coûts et d'accroître la productivité, la qualité et l'efficacité. Ces exploitations modèles sont constituées de parcelles de terrain divisées conformément au décret 64/CP, grâce à la contribution conjointe des ménages agricoles. Ainsi, on peut affirmer que les pratiques de production agricole actuelles dans notre pays et celles à venir ne justifient pas objectivement une redistribution des terres agricoles. Une telle redistribution, motivée par des impératifs conjoncturels, risquerait d'entraîner des perturbations inutiles et complexes.
Par conséquent, à notre avis, l’État devrait continuer à étendre le droit d’utiliser les terres agricoles conformément au décret 64/CP, avec des ajustements et des ajouts aux dispositions, afin de mieux répondre aux exigences du développement durable de la production agricole pour les agriculteurs, tout en renforçant l’efficacité et l’efficience de la gestion des terres agricoles par l’État.
Nguyen Bui Lam