Souhaitez-vous être muté(e) dans... une zone particulièrement défavorisée ?

January 8, 2013 11:27

Au fil des ans, le gouvernement a accordé une priorité élevée au développement de l'éducation dans les zones montagneuses et défavorisées afin de pallier les difficultés rencontrées par les enseignants de ces régions, notamment par la promulgation des décrets 61/2006/ND-CP, 116/2010/ND-CP et 34/2012/ND-CP. Depuis leur entrée en vigueur, l'enseignement dans les villages isolés et les zones particulièrement défavorisées est devenu un critère essentiel.

(Baonghean)Au fil des ans, le gouvernement a accordé une priorité élevée au développement de l'éducation dans les zones montagneuses et défavorisées afin de pallier les difficultés rencontrées par les enseignants de ces régions, notamment par la promulgation des décrets 61/2006/ND-CP, 116/2010/ND-CP et 34/2012/ND-CP. Depuis leur entrée en vigueur, l'enseignement dans les villages isolés et les zones particulièrement défavorisées est devenu un critère essentiel.

De nombreux enseignants des régions montagneuses affirment qu'obtenir un poste d'enseignant dans les zones particulièrement difficiles autour de la ville est encore plus difficile qu'en obtenir un dans la ville même ; ou encore qu'enseigner dans ces régions est « mieux que de partir à l'étranger » car ils peuvent aller à l'école tôt et rentrer chez eux tard, mais les avantages sont incroyablement importants.

Quelle est la vérité ? Conformément au décret 116/2010 et au projet de modification du décret 61/2006 relatif aux primes d’attraction pour les enseignants et le personnel de direction de l’éducation dont le contrat est arrivé à échéance, mais qui n’ont pas encore été réaffectés par l’autorité compétente à leur domicile ou à leur dernier lieu de travail avant leur mutation dans des zones à situation socio-économique particulièrement difficile (conformément au décret 61/ND-CP), ces personnes continueront de percevoir une prime d’attraction égale à 70 % de leur traitement actuel, ainsi qu’une prime de fonction et une prime d’ancienneté supérieure au taux standard (le cas échéant). Les enseignants et le personnel de direction de l’éducation mutés dans des zones à situation socio-économique particulièrement difficile percevront une indemnité initiale équivalente à dix mois de salaire minimum général par personne. Le comité populaire de district est chargé de la réception et du traitement des indemnités initiales et de l’attribution des logements aux enseignants et aux personnels de direction de l’éducation mutés dans la commune. Si la famille de l'enseignant ou de l'administrateur scolaire déménage avec lui, il recevra des indemnités pour les frais de transport et de bagages des membres de la famille qui l'accompagnent, ainsi qu'une allocation de déménagement équivalente à 12 mois du salaire minimum général pour un ménage, en plus de diverses autres allocations stipulées dans d'autres documents, telles qu'une allocation pour l'eau potable et une aide au logement.

Ce traitement de faveur a engendré une situation où, pour être affecté à l'enseignement dans des zones spécifiques autour des villes de montagne, parfois séparées de la limite administrative par une simple route, il faut bénéficier d'un certain « statut », ou du moins entretenir des relations étroites avec les autorités compétentes. C'est peut-être pourquoi, dans les districts montagneux, les enseignants des villes des zones 1 et 2 espèrent être mutés dans des écoles situées dans des zones particulièrement difficiles aux abords des villes !


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