Faut-il choisir un entraîneur étranger pour l'équipe nationale ?
Alors que la Fédération vietnamienne de football (VFF) est aux prises avec la décision de choisir un entraîneur national ou étranger pour diriger l'équipe nationale vietnamienne, un journaliste du journal Nghe An a interviewé l'entraîneur vétéran Nguyen Thanh Vinh, qui a déjà été l'entraîneur-chef de l'équipe nationale vietnamienne, à ce sujet.
(Baonghean)Alors que la Fédération vietnamienne de football (VFF) est aux prises avec la décision de choisir un entraîneur national ou étranger pour diriger l'équipe nationale vietnamienne, un journaliste du journal Nghe An a interviewé l'entraîneur vétéran Nguyen Thanh Vinh, qui a déjà été l'entraîneur-chef de l'équipe nationale vietnamienne, à ce sujet.
PV : En tant que connaisseur du football vietnamien, selon vous, la VFF devrait-elle, à l’heure actuelle, choisir un entraîneur national ou étranger pour diriger l’équipe nationale vietnamienne ?
Entraîneur Nguyen Thanh Vinh :Dans le contexte actuel du football vietnamien, si un entraîneur local est choisi pour l'équipe nationale, il doit s'agir d'un entraîneur à temps plein. Mais qui conviendrait à ce rôle ? Ceux qui ont entraîné l'équipe nationale et les grands clubs sont désormais âgés et leur dynamisme a considérablement diminué, ce qui les rend inadaptés à la situation actuelle. Les jeunes entraîneurs compétents sont actuellement engagés dans des clubs et hésitent à s'investir à temps plein auprès de l'équipe nationale. De plus, le contexte actuel n'est pas idéal pour faire appel à un entraîneur local. En effet, comme le dit l'adage, « nul n'est prophète en son pays » : la voix d'un entraîneur local pèse souvent peu auprès de la Fédération vietnamienne de football (VFF), et leurs salaires et avantages sociaux restent nettement inférieurs à ceux des entraîneurs étrangers.
J'ai entraîné l'équipe nationale vietnamienne, mais pour me rendre de Nhon à mon logement, je devais prendre un taxi ou un moto-taxi, alors que les entraîneurs étrangers disposaient de leur propre véhicule. Ces détails, en apparence insignifiants, dévalorisent le travail des entraîneurs locaux. De plus, en raison de relations parfois délicates, ces derniers manquent encore d'autonomie dans la préparation et l'encadrement de l'équipe nationale. Les entraîneurs étrangers, outre leur plus grande influence auprès de la Fédération vietnamienne de football (VFF), mettent également à jour leurs connaissances professionnelles plus rapidement, ce qui leur permet d'être davantage entendus par la VFF. Par exemple, lorsqu'ils soulèvent des problèmes concernant la nourriture, l'hébergement et les indemnités de formation de l'équipe et de l'entraîneur, la VFF leur apporte un soutien immédiat.
En fin de compte, même dans les pays dotés de systèmes footballistiques performants, comme en Europe, notamment en Angleterre, on fait appel à des entraîneurs étrangers. Les pays asiatiques tels que le Japon, la Corée du Sud, la Chine… ou les pays d'Asie du Sud-Est comme la Thaïlande, l'Indonésie… bien qu'ils comptent de nombreux entraîneurs nationaux talentueux, ils font également appel à des entraîneurs étrangers et obtiennent de nombreux succès. Actuellement, nous sommes à la croisée des chemins, devant choisir entre un entraîneur national et un entraîneur étranger, mais à mon avis, nous devrions opter pour un entraîneur étranger. Recruter un entraîneur étranger peut s'avérer coûteux, mais c'est indispensable au développement du football vietnamien.
PV : Donc, selon vous, si nous devions choisir un entraîneur étranger, quel type de personne devrions-nous sélectionner ?
Entraîneur Nguyen Thanh Vinh :Si nous devons choisir un entraîneur pour l'équipe nationale vietnamienne, nous ne devrions pas opter pour un Européen, mais plutôt pour un entraîneur asiatique, venant de pays comme la Corée du Sud, le Japon ou la Corée du Nord… car les équipes nationales de ces pays sont très performantes et leurs clubs de football sont en plein essor. Choisir un entraîneur originaire de ces pays asiatiques, où le football est bien développé, lui permettrait de mieux comprendre le football vietnamien et la population vietnamienne, rendant ainsi son approche plus pertinente.
PV : Avec la génération actuelle de joueurs de l’équipe nationale et de l’équipe des moins de 23 ans, un bon entraîneur peut-il les aider à réitérer l’exploit de remporter la Coupe AFF Suzuki en 2008 ?
Entraîneur Nguyen Thanh Vinh :Avec l'effectif actuel, il ne faut pas se précipiter et viser les résultats, mais plutôt se concentrer sur des stratégies d'entraînement à long terme pour l'équipe nationale. Franchement, l'équipe actuelle n'est pas aussi performante que les générations précédentes. On peut parler d'une période de pénurie de talents ; il nous faut donc des entraîneurs compétents pour repérer et former systématiquement les jeunes talents.
Interviewer : Merci, monsieur !
En vue des deux matchs de qualification pour la Coupe d'Asie 2015 en février 2013, l'équipe nationale vietnamienne sera réunie en janvier, et la VFF a accepté de sélectionner un entraîneur local pour diriger l'équipe lors de ces deux matchs, mais seulement à titre d'entraîneur intérimaire. |
Duc Chuyen (Exécuteur testamentaire)