Sincère et durable
(Baonghean) - « Certains disent qu'être fonctionnaire est en réalité très facile : il suffit de faire le même travail, la même fonction, et après un certain temps, cela devient une compétence, une habitude, et on finit par être compétent et le travail devient facile. Si l'on n'a pas l'ambition de progresser, il suffit de sourire et de parler au bon moment et au bon endroit, d'être ponctuel, de ne pas trop se lier d'amitié avec qui que ce soit, et l'on gravit les échelons sans effort, jusqu'à la retraite ! Si l'on souhaite occuper tel ou tel poste, il suffit de faire un petit effort supplémentaire, d'accepter des responsabilités supplémentaires au sein de l'organisation, de respecter ses supérieurs, de pratiquer l'autocritique et l'évaluation, etc. »
(Baonghean) - « Certains disent qu'être fonctionnaire est en réalité très facile : il suffit de faire le même travail, la même fonction, et après un certain temps, cela devient une compétence, une habitude, et on finit par être compétent et le travail devient facile. Si l'on n'a pas l'ambition de progresser, il suffit de sourire et de parler au bon moment et au bon endroit, d'être ponctuel, de ne pas trop se lier d'amitié avec qui que ce soit, et l'on gravit les échelons sans effort, jusqu'à la retraite ! Si l'on souhaite occuper tel ou tel poste, il suffit de faire un petit effort supplémentaire, d'accepter des responsabilités supplémentaires au sein de l'organisation, de respecter ses supérieurs, de pratiquer l'autocritique et l'évaluation, etc. »
Si l'on considère les personnes mentionnées plus haut comme des « fonctionnaires diligents » déguisés, alors quel genre de fonctionnaires sont ceux qui s'enlisent dans une tâche qu'ils accomplissent mal, ne respectent pas les horaires et manquent de respect envers leurs supérieurs et subordonnés ? De toute évidence, ils ne correspondent pas au modèle de fonctionnaire « sincère et fidèle » que la collectivité encourage les individus à imiter, à moins que le bien commun ne se transforme en un marché chaotique où chacun peut faire ou dire ce qu'il veut.
Ma grand-mère allait très assidûment au temple et me parlait souvent des enseignements bouddhistes, mais ce dont je me souviens le plus, c'est de ce dicton : « Vis avec un bon cœur. » Pourquoi ? Parce qu'un bon cœur est non seulement important dans nos relations avec nous-mêmes et avec les autres, mais il est essentiel à tous les aspects de la vie : manger, vivre, marcher, se tenir debout, travailler, profiter de la vie, etc. Une action consciencieuse doit être le fruit d'une réflexion sur soi-même et sur les autres. « Pour soi-même » ne signifie pas calculer les profits et les pertes, mais s'aligner sur sa conscience et ses principes pour vérifier si ce que l'on s'apprête à faire contredit les valeurs que l'on s'est forgées et que l'on respecte.
Si vous parvenez à identifier le moment où votre comportement a dévié de la conscience, comment pouvez-vous rectifier le tir ? Sinon, commencez par réfléchir aux conséquences de ce comportement pour votre entourage et souvenez-vous toujours : traitez les autres comme vous aimeriez être traité. L’essence même du cœur réside dans le respect que nous devons avoir les uns pour les autres et pour nous-mêmes.
À ce stade, certains pourraient clamer haut et fort qu'avoir bon cœur signifie ne nuire à personne. Mais si l'on laisse les paresseux prospérer aux côtés des diligents, alors « le meilleur comme le pire se mêleront », et qui pourra les distinguer ? Par exemple : un dirigeant qui n'ose offenser personne, feignant l'aveuglement et la surdité face au bien et au mal, au juste et à l'injuste, pour s'accrocher à son poste ou par ambition démesurée, n'obtiendra que des résultats médiocres et sans éclat pour l'unité, l'agence, la ville, la province, etc., qu'il dirige. De telles personnes laissent derrière elles un héritage désastreux, car elles n'osent pas affronter les difficultés du début, et leur carrière finit par devenir fade et précaire ; comment construire des fondations avant même qu'elles ne soient posées ? Si « vivre avec bon cœur » signifie lutter pour harmoniser les intérêts individuels et collectifs, alors certains individus seront inévitablement éliminés et ostracisés pour que le collectif puisse prospérer – en d'autres termes, « mourir avec bon cœur » !
Vivre et travailler en conscience : bien sûr, tout le monde n'est pas assez altruiste pour appliquer pleinement ces principes. En fin de compte, au sein d'un groupe, il y a forcément des individus, et veiller aux intérêts de chacun est à la fois le droit et la responsabilité du groupe. Quel mal y a-t-il à ce que chaque fonctionnaire travaille et s'efforce d'abord pour lui-même, puis pour le groupe ? Le défi consiste peut-être à trouver un équilibre entre « moi » et « nous », en veillant à ce que « quand l'eau monte, les mauvaises herbes montent aussi ». Par conséquent, une personne ambitieuse qui contribue au bien du groupe est infiniment préférable à une personne qui se croit altruiste mais qui est en réalité un parasite, dépendant et impuissant. Ceux qui sont considérés comme opportunistes mais qui, au moins, ne nuisent pas au groupe, font également preuve d'une sincérité authentique !
Hai Trieu