Nouvelle réglementation sur la communication d'informations à la presse.
(Baonghean) - Afin de se conformer aux nouvelles réglementations du gouvernement central, de répondre aux demandes de plus en plus élevées de la population en matière d'informations opportunes et précises, et de servir les agences d'État dans le développement socio-économique, le Comité populaire de la province de Nghe An a publié le 4 décembre 2013 la décision n° 62/2013/QD.UBND réglementant « la communication, la fourniture, la publication, la diffusion et le traitement de l'information dans la presse au sein de la province de Nghe An » (ci-après dénommée décision n° 62).
Par rapport à la décision n° 99, la décision n° 62 comporte les points nouveaux suivants :
Premièrement : Réglementation relative aux porte-parole et à la communication avec la presse : La décision n° 99 stipule la réglementation relative aux porte-parole dans un alinéa de l’article 3 (concernant la communication avec la presse), et les critères sont généraux. Par conséquent, par le passé, certaines unités et collectivités locales ont nommé des porte-parole ne répondant pas à cette réglementation, le plus souvent des chefs de service. Cette pratique a quelque peu limité l’efficacité de la communication avec la presse, faute d’autorité suffisante, d’informations adéquates, ou parce que, bien qu’informés, les porte-parole n’avaient pas le droit d’agir de manière proactive et devaient solliciter l’avis du chef de service, ce qui les empêchait d’exploiter pleinement leur rôle. La décision n° 62 stipule la réglementation relative aux porte-parole dans un article distinct (article 1), désignant précisément le porte-parole : au niveau départemental, il s’agit du directeur (ou du directeur adjoint) ; au niveau de district, il s’agit du président (ou du vice-président). Il convient de noter que cette réglementation stipule également que le rôle de porte-parole s’étend jusqu’au niveau communal (il s’agit du président ou du vice-président). Ainsi, selon des estimations préliminaires, des milliers de personnes dans la province sont chargées de communiquer avec la presse et de lui fournir des informations. Leurs noms, adresses et numéros de téléphone sont non seulement communiqués à la presse, mais également publiés sur les portails d'information électroniques des gouvernements provincial et local, ce qui permet aux journalistes d'accéder facilement à l'information et de l'utiliser au besoin.
Deuxièmement : Réglementation relative à la communication d’informations à la presse : La décision n° 62 stipule que le Comité populaire provincial doit diffuser des informations sur ses activités et directives via le portail d’information électronique provincial, en y publiant régulièrement et avec exactitude des informations, et en organisant des conférences de presse trimestrielles, ainsi que des réunions ponctuelles en cas de besoin. Cette réglementation vise à garantir une information rapide à la presse. Par ailleurs, les conférences de presse permettent au Comité populaire provincial, aux services, aux agences et aux collectivités locales de bénéficier d’une couverture médiatique plus riche, ce qui aide le Comité populaire provincial à gérer les affaires socio-économiques avec plus de réactivité et d’efficacité. La décision n° 62 stipule également clairement que les services, les agences et les Comités populaires de district doivent diffuser des informations en temps opportun sur leurs portails d’information électroniques respectifs et organiser des conférences de presse à la demande du Comité populaire provincial ou lorsque cela est jugé nécessaire. Les Comités populaires communaux sont tenus de communiquer avec la presse dans des circonstances exceptionnelles ou inhabituelles.
Troisièmement : Réglementation relative à la publication d’informations dans la presse : La décision n° 62 précise les responsabilités des agences de presse et des journalistes : publier et diffuser le contenu exact des déclarations et informations fournies par le porte-parole, en indiquant clairement son nom complet et celui de l’organisme administratif public qu’il représente. Concernant les excuses et les rectifications : Par rapport à la décision n° 99, la décision n° 62 apporte des précisions supplémentaires : lorsqu’un organisme public compétent émet une conclusion écrite concernant des informations fausses, déformées, diffamatoires ou calomnieuses publiées dans la presse et portant atteinte à la réputation d’une organisation ou à l’honneur et à la dignité d’une personne, l’agence de presse doit publier le texte intégral de cette conclusion et présenter simultanément une rectification et des excuses, conformément à la loi. Le rédacteur en chef et le directeur de l’agence de presse sont responsables de la présentation des excuses, de la rectification et de la modification des informations inexactes diffusées dans la presse.
Quatrièmement : Réglementation relative à la diffusion de l'information dans la presse : Par rapport à la décision n° 99, la décision n° 62 introduit un point nouveau : le Département de l'information et des communications est habilité à demander aux responsables des agences et des collectivités locales de vérifier, de clarifier et de répondre par écrit aux articles de presse (dans des cas exceptionnels ou imprévus). Concernant les délais de réponse, la décision n° 62 stipule que si les agences et les collectivités locales ont effectué des vérifications mais n'ont pas encore obtenu de résultats (en raison de la complexité du sujet), elles doivent en informer clairement le Comité populaire provincial et le Département de l'information et des communications, en précisant les raisons, les solutions apportées et les délais, et en transmettant simultanément ce rapport à l'organe de presse ayant publié l'information. S'agissant des réponses écrites des services et des collectivités locales aux articles de presse, la décision n° 62 prévoit des dispositions plus précises : la réponse doit être spécifique et claire, en indiquant quelles informations sont exactes et lesquelles sont inexactes (avec des preuves à l'appui), et en précisant si la réponse est acceptée ou si une rectification est demandée à la presse.
En outre, plusieurs autres réglementations ont été remaniées pour être plus appropriées et plus claires, dans le but de faciliter la compréhension rapide et précise du contenu du document par les organisations et les particuliers, permettant ainsi sa mise en œuvre rapide et efficace dans la pratique.
Nguyen Ba Hao(Ministère de l'Information et des Communications)