Les pourparlers à quatre à Genève aboutissent à un accord sur l'Ukraine.
À l'issue de la conférence quadripartite qui s'est tenue à Genève (Suisse) dans la nuit du 17 avril, les représentants de la Russie, des États-Unis, de l'Union européenne (UE) et du gouvernement intérimaire ukrainien se sont mis d'accord sur une déclaration commune énonçant les premières mesures concrètes visant à réduire les tensions en Ukraine, articulée autour de sept points principaux.
À l'issue de la conférence quadripartite qui s'est tenue à Genève (Suisse) dans la nuit du 17 avril, les représentants de la Russie, des États-Unis, de l'Union européenne (UE) et du gouvernement intérimaire ukrainien se sont mis d'accord sur une déclaration commune énonçant les premières mesures concrètes visant à réduire les tensions en Ukraine, articulée autour de sept points principaux.
Premièrement, les parties participant à la conférence de Genève sur la situation en Ukraine se sont entendues sur les premières mesures concrètes visant à désamorcer les tensions et à rétablir la sécurité pour tous les citoyens.
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| Le secrétaire d'État américain John Kerry (à gauche) rencontre le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim Andriy Deshchytsya lors d'une réunion bilatérale à Genève le 17 avril. (Source : AFP/VNA) |
Deuxièmement, toutes les parties doivent s'abstenir de tout acte de violence, de menace ou de provocation. Toutes les parties participant à la conférence condamnent et rejettent résolument toute manifestation d'extrémisme, de racisme ou d'intolérance religieuse, y compris l'antisémitisme.
Troisièmement, tous les groupes armés illégaux doivent déposer les armes, tous les bâtiments occupés illégalement doivent être restitués à leurs propriétaires légitimes et toutes les rues, places et autres lieux publics occupés illégalement dans les villes et localités ukrainiennes doivent être libérés.
Quatrièmement, le décret d'amnistie garantirait que tous les manifestants quitteraient les bâtiments et autres structures publiques et rendraient leurs armes, à l'exception de ceux qui auraient commis des crimes graves.
Cinquièmement, les parties ont convenu que la mission spéciale d'observation de l'OSCE devrait jouer un rôle de premier plan pour appuyer les autorités ukrainiennes et les communautés locales dans la mise en œuvre de mesures de désescalade dans les zones les plus touchées, et ce, dès les prochains jours. Les États-Unis, l'Union européenne et la Russie soutiendront cette mission, notamment en déployant des observateurs.
Sixièmement, le processus de réforme constitutionnelle annoncé doit être global, transparent et responsable. Ce processus comprendra l'organisation rapide d'un large dialogue national et la diffusion d'explications claires dans toutes les régions et circonscriptions d'Ukraine, tout en permettant au public de formuler des opinions et de proposer des amendements.
Enfin, les participants à la conférence ont souligné l'importance de stabiliser la situation économique et financière de l'Ukraine et se sont dits prêts à discuter de mesures de soutien supplémentaires dans le cadre de la mise en œuvre des mesures déjà définies.
Selon VNA
