Soulever et relâcher simultanément.
(Baonghean) – Juste après la diffusion du « Dictionnaire vietnamien pour étudiants » de Vu Chat dans la populaire émission télévisée « Journal télévisé de 24 heures », j'ai cherché partout en ville un exemplaire authentique de cet ouvrage unique et singulier. Malheureusement, malgré mes recherches approfondies, je n'ai essuyé que des refus.
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| Il existe plusieurs versions différentes de ce dictionnaire. |
Se pourrait-il que d'autres aient été plus rapides que moi ? Ce dictionnaire, censé être un best-seller, est devenu soudainement incroyablement populaire. Il est vrai que la popularité est irrésistible. Ce genre de popularité, à l'instar de celle décrite dans le conte populaire vietnamien, l'a transformé, sans effort et avec une facilité déconcertante, en une rareté ! Autrefois, on l'achetait pour étudier, enrichir ses connaissances, élargir son vocabulaire, acquérir quelques notions de lecture. Désormais, on le collectionne pour le lire, ou plutôt pour le feuilleter, pour satisfaire sa curiosité, et bien sûr, pour en rire ! En effet, ces derniers jours, le « Dictionnaire vietnamien pour étudiants », ouvrage de référence figurant même au catalogue de la Bibliothèque nationale, compilé par Vu Chat, a suscité l'étonnement du public.
On sait que ce dictionnaire a été publié par Nha Xuat Ban Tre (Maison d'édition de la jeunesse) en 2001 et est conservé à la Bibliothèque nationale (31 rue Trang Thi, Hanoï) sous la cote VN01.01948, au format 8 x 13 cm, avec le numéro d'enregistrement du plan de publication 15/67 délivré par le Département des publications le 4 janvier 2001 et le numéro de résumé du plan de publication 106/2001, pour un tirage de 1 000 exemplaires. Initialement, on pensait qu'il s'agissait du seul exemplaire, mais il s'avère qu'il n'est pas unique ! Il existe également un autre exemplaire imprimé du « Dictionnaire vietnamien pour étudiants » de l'auteur Vu Chat, portant l'étiquette de la Maison d'édition Thanh Nien, avec le numéro d'enregistrement du plan de publication 247-153 délivré par le Département des publications le 1er mars 1999, imprimé par l'imprimerie Ben Tre et déposé pour enregistrement de droits d'auteur en août 2000. Et ce n'est pas tout ! Plus récemment, le « Dictionnaire vietnamien pour étudiants » de Vu Chat a été publié par la maison d'édition Hong Duc en 2013 et distribué à un nombre record de 15 000 exemplaires.
Il s'agit donc probablement de faits avérés et non d'une fausse accusation. Choc, colère, amertume et ridicule sont les réactions émotionnelles invariables de quiconque lit ces informations.
Pour faire gagner du temps aux lecteurs, l'auteur souhaite citer quelques extraits « classiques » de ce soi-disant « dictionnaire vietnamien » :
- L'innocence est naïveté
Les amoureux sont des amis proches.
- Le chef de station est le commandant de la station.
- Un château est une tour ou un temple.
- Gratter et griffer : gratter et griffer simultanément
- Massage : pétrissage et pression
- Clôture : le spectacle se termine.
- Identité : couleur naturelle
- Ampoule : L'ampoule est constituée d'une bouteille contenant un filament chauffé par l'électricité.
- Pierre tombale : une dalle de pierre portant le nom et la date du décès, placée devant la tombe.
- Où vous asseyez-vous ?
Fertiliser signifie appliquer de l'engrais aux plantes...
C'est peut-être indescriptible. Horrible ! N'ayant pas vu le livre, je ne sais pas exactement comment l'auteur définit le mot « horrible ». Bien sûr, selon moi, il ne faut pas exclure la possibilité qu'il soit à la fois « horrifiant et terrifiant ». Je me demande combien de personnes seront profondément dégoûtées après avoir lu ne serait-ce qu'un petit extrait de ce « monumental ouvrage scientifique » ? Probablement beaucoup !
Si ce fatras devenait un livre, ce serait un désastre. Mais je suis ravi qu'il ait survécu pendant 15 ans. Et il a même été réimprimé plusieurs fois, quel miracle ! Je ne crois pas que les censeurs aient été assez naïfs pour ne pas remarquer son étrangeté s'ils l'avaient lu au moins une fois. Personne n'est aussi incompétent, surtout pas ces « spécialistes du pinaillage » comme l'agence de censure. La seule explication est soit la négativité, soit l'irresponsabilité. Seule l'irresponsabilité expliquerait de ne pas le lire, car ne pas le lire est le seul moyen de le déceler. Cet incident nous en apprend encore davantage sur la superficialité et l'indifférence que peut engendrer le travail ! Tant d'années, tant de « portes », tant de barrières superposées, et un personnel salarié nombreux, tout cela pour laisser passer des œuvres aussi nuisibles avec une telle impudence ? Si personne ne l'avait « publié sur Facebook », combien de temps la Bibliothèque nationale l'aurait-elle encore conservé précieusement ? Combien de générations d'étudiants ne seront plus empoisonnées ? Et combien de réimpressions y aura-t-il encore...?
Blâmer l'auteur ne suffit pas. Le plus triste, c'est que c'est comme « un éléphant qui essaie de passer par le chas d'une aiguille ». Est-ce de l'ignorance ou de l'intelligence ? Le mécanisme de censure est d'une ironie flagrante. Négligent, totalement négligent ! Si on le présente dans le style du dictionnaire de M. Vu Chat, alors… c'est à la fois négligent et laxiste !
Nguyen Khac An
