Les négociations sur l'accord de libre-échange UE-Vietnam constituent une évolution positive dans les relations entre le Vietnam et l'UE.
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| Le Premier ministre Nguyen Tan Dung a rencontré le président du Conseil européen Hermann Van Rompuy lors de sa visite en Europe le 13 octobre 2014. (Photo : Duc Tam/VNA) |
Le 24 mars, le Vietnam et l'Union européenne (UE) poursuivront à Hanoï le 12e cycle de négociations sur l'accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA). Ce cycle pourrait être considéré comme le dernier pour permettre aux deux parties de résoudre leurs différends, de parvenir à un accord et de le signer.
Joseph Waldstein Wartenberg, porte-parole du service commercial de la Commission européenne, a affirmé que le Vietnam est un ami et un partenaire fiable de l'UE et que la signature de l'accord de partenariat et de coopération, ainsi que les négociations en cours sur un accord de libre-échange, constituent des avancées positives dans les relations bilatérales.
M. Wartenberg a souligné que l'UE et le Vietnam célèbrent cette année le 25e anniversaire de l'établissement de leurs relations bilatérales. L'UE souhaite vivement renforcer ses liens avec le Vietnam, notamment en dynamisant les échanges économiques et commerciaux. La future signature de l'accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA) favorisera la croissance et l'emploi tant au Vietnam qu'au sein de l'UE.
L'Union européenne est le deuxième partenaire commercial du Vietnam (après la Chine). En 2013, les échanges bilatéraux ont atteint 27 milliards d'euros, dont 21 milliards d'euros d'importations de marchandises vietnamiennes par l'UE.
Le Vietnam est également le quatrième partenaire commercial de l'UE au sein de l'ASEAN et le 30e parmi les partenaires commerciaux de l'UE. Ses exportations vers l'UE ont progressé de 28 % entre 2009 et 2013.
Évaluant l'économie vietnamienne, M. Wartenberg a fait remarquer que le Vietnam est l'un des pays à la croissance la plus rapide de la région de l'ASEAN et un excellent exemple d'économie ouverte et axée sur le commerce.
Ce pays dispose d'une population jeune et d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, et recèle un potentiel considérable encore inexploité dans les relations commerciales et d'investissement avec l'UE. C'est pourquoi l'UE souhaite renforcer ses relations commerciales avec le Vietnam par le biais d'un accord de libre-échange.
Un accord de libre-échange (ALE) est un accord ambitieux et global portant sur les biens, les services, les investissements et les marchés publics. Au-delà des droits de douane et de la suppression des barrières non tarifaires, les négociations visent à traiter d'autres questions liées au commerce, aux aspects juridiques, à la concurrence et aux droits de propriété intellectuelle, notamment les indications géographiques.
Par ailleurs, cet accord renforcera les relations commerciales et d'investissement entre l'UE et le Vietnam et créera des opportunités d'affaires pour les deux parties. M. Wartenberg a déclaré que l'UE et le Vietnam sont des économies complémentaires, et qu'une coopération plus étroite que jamais offre de nombreux avantages.
Les exportations de l'UE vers le Vietnam comprennent des produits de haute technologie tels que des machines, du matériel électrique, des aéronefs, des automobiles et des produits pharmaceutiques. Les principales exportations vietnamiennes vers l'UE sont les chaussures, les vêtements, le café, le riz, les produits de la mer et les produits du bois.
Pour éviter que le Vietnam ne devienne un marché du travail peu qualifié après la signature de l'EVFTA, M. Wartenberg a déclaré qu'un chapitre serait consacré au commerce et au développement durable, incluant des engagements envers les normes de l'Organisation internationale du travail (OIT), les traités et accords multilatéraux sur l'environnement, et des réglementations qui ne nuisent pas aux lois nationales du travail et de l'environnement et qui ne manquent pas de les appliquer efficacement afin d'attirer le commerce et les investissements, notamment pour éviter une « course vers le bas », ainsi que la création de mécanismes de participation de la société civile.
En outre, le Vietnam doit également s'engager en faveur de la conservation et de la gestion durable de la biodiversité (y compris la faune sauvage), des forêts (y compris la lutte contre l'exploitation forestière illégale) et des pêcheries, ainsi que de la lutte contre le changement climatique.
M. Wartenberg a souligné l'engagement du Vietnam en faveur des réformes, sa politique de « Doi Moi » (Rénovation), mise en œuvre depuis le milieu des années 1980, ayant permis d'obtenir d'importants résultats socio-économiques. L'engagement du Vietnam en faveur des réformes économiques et politiques est remarquable. L'UE continuera de soutenir ce processus dans le cadre des négociations de l'accord de libre-échange UE-Vietnam.
Selon VNA
