Attentat en Tunisie : la plupart des victimes étaient étrangères.
Le 18 mars, le gouvernement tunisien a fermement condamné l'attaque contre le musée du Bardo à Tunis et s'est engagé à tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels actes ne se reproduisent.
S'exprimant après la conclusion par les forces de sécurité tunisiennes d'une opération de sauvetage d'otages au musée du Bardo, le président tunisien Béji Caïd a qualifié l'attaque de « crime horrible » et a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des victimes.
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| Après la fin de l'opération de libération des otages, les forces de sécurité ont ouvert les portes du musée pour permettre aux ambulances d'entrer et de transporter les blessés vers les hôpitaux. (Photo : AFP/VNA) |
Le président Caïd a déclaré que le gouvernement avait immédiatement pris toutes les mesures possibles pour empêcher qu'une telle tragédie ne se reproduise, et que Tunis ne ferait certainement preuve d'aucune pitié dans la lutte contre le terrorisme.
Parallèlement, le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a accusé l'attaque d'être un complot visant l'économie et l'industrie touristique du pays.
Par ailleurs, M. Essid a également appelé le peuple tunisien à s'unir afin de protéger son pays du terrorisme.
La communauté internationale a fermement condamné l'attaque et la prise d'otages en Tunisie. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a immédiatement condamné l'attaque terroriste perpétrée au musée du Bardo et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Depuis Paris, le président français François Hollande a condamné l'attentat terroriste avec la plus grande fermeté, tout en affirmant la solidarité de Paris avec Tunis.
Par ailleurs, le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré que Washington condamnait fermement cette attaque meurtrière.
Il a également salué la réaction rapide de la Tunisie qui a permis de résoudre l'incident et de stabiliser la situation ; et a affirmé que le gouvernement américain continuerait de soutenir les efforts des autorités tunisiennes pour assurer la sécurité et la prospérité de cette nation nord-africaine.
Selon la télévision d'État tunisienne, le nombre total de victimes de l'attaque du musée du Bardo s'élève à 17, dont 5 touristes japonais, 4 citoyens italiens et 2 Colombiens.
L'Australie, la France, la Pologne et l'Espagne ont chacune déploré un mort parmi leurs ressortissants lors de l'attaque. Les deux autres victimes étaient des citoyens tunisiens, dont un policier. Les deux terroristes ont également été abattus.
Le 18 mars, des assaillants vêtus d'uniformes militaires ont ouvert le feu à un arrêt de bus situé devant le musée du Bardo, puis ont pris plusieurs otages à l'intérieur pour se barricader lorsqu'ils ont été encerclés par les forces de sécurité.
Au moment des faits, le musée comptait une centaine de visiteurs. L'attaque a également contraint les autorités tunisiennes à évacuer d'urgence le Parlement, bâtiment voisin.
Quelques heures après l'incident, les forces de sécurité tunisiennes ont décidé de prendre d'assaut le musée du Bardo, tuant deux terroristes et libérant tous les otages.
Le ministère de l'Intérieur tunisien a déclaré qu'il était en train d'identifier deux ou trois suspects soupçonnés d'être des complices des terroristes tués lors de la récente opération.
Les motivations des terroristes font actuellement l'objet d'une enquête, mais il est fort probable qu'ils soient liés à des organisations islamistes extrémistes opérant en Tunisie.
Ces dernières années, la Tunisie a été confrontée à des violences perpétrées par des extrémistes islamistes, dont certains ont été liés à l'organisation autoproclamée État islamique (EI) et à la branche nord-africaine de l'organisation terroriste Al-Qaïda.
Plusieurs combattants tunisiens ont également rejoint les forces de l'EI en Syrie et en Irak.
L’attaque du musée du Bardo a eu lieu le lendemain de l’annonce par les autorités tunisiennes de la mort d’un terroriste tunisien présumé en Libye voisine.
Selon VNA
