Une transformation technologique est nécessaire dans le secteur de l'énergie.

May 5, 2015 10:06

(Baonghean) - Lundi 4 mai, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIE) a publié un rapport sur l'innovation technologique dans le secteur de l'énergie.

Selon Maria Van Der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE, l'innovation technologique dans le secteur de l'énergie sera essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique. Le rapport indique qu'un potentiel considérable reste inexploité pour stimuler l'innovation dans les technologies énergétiques. Il déplore également le manque d'investissements publics dans la recherche et le développement bénéfiques aux énergies propres, autrement dit aux carburants à faible teneur en carbone.

Hệ thống pin năng lượng mặt trời ở Cam Túc, Trung Quốc.   Ảnh: Reuters
Un système d'énergie solaire dans la province du Gansu, en Chine. Photo : Reuters

D'après les calculs, pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius d'ici la fin du XXIe siècle, la consommation énergétique mondiale doit être réduite de près de 60 % d'ici 2050. Par ailleurs, l'utilisation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) doit être drastiquement limitée, notamment pour le chauffage et la climatisation des bâtiments et des zones industrielles. Les chercheurs estiment que ces systèmes représentent près de 40 % de la consommation énergétique mondiale, auxquels s'ajoutent 27 % pour les transports.

Actuellement, les systèmes énergétiques mondiaux utilisent jusqu'à 70 % de combustibles fossiles et sont responsables de 30 % des émissions de CO2. Par conséquent, le rapport recommande de réduire la part des combustibles fossiles à moins de 50 % d'ici 2050 et de porter la part des énergies renouvelables à 40 %.

Le rapport estime que, pour répondre aux besoins de tous les secteurs d'ici 2050, la production d'énergies renouvelables devra quadrupler par rapport à aujourd'hui. Cet objectif exige un engagement fort de la part des pays en développement, tels que la Chine, l'Inde et le Brésil, afin de « réaliser des progrès significatifs dans la lutte contre le changement climatique ». Parallèlement, les pays riches doivent également « soutenir les actions entreprises par les pays développés ».

Le rapport met toutefois en garde contre le fait que « les investissements actuels dans la recherche et le développement ne permettent pas d’atteindre les objectifs climatiques à long terme ». Alors que les dépenses publiques consacrées aux énergies propres s’élevaient à environ 17 milliards de dollars par an à la fin des années 1990, ce montant a diminué de 11 % par rapport au début des années 1980 et n’a augmenté que de 3 à 4 % depuis 2000.

Selon l'AIE, les efforts doivent être triplés au moins. L'AIE a également indiqué que les gouvernements ne peuvent pas, à eux seuls, investir dans les industries propres pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius ; la mobilisation de capitaux privés est donc indispensable. Enfin, le rapport exhorte les dirigeants mondiaux à prendre en compte les avantages de la transition énergétique pour la société.

Chu Thanh

(Selon Le Monde, 4 mai)