Un accord nucléaire formel a été conclu avec l'Iran.

July 14, 2015 14:59

(Baonghean.vn) – L’Associated Press a rapporté qu’un accord historique sur le dossier nucléaire iranien a été conclu le 14 juillet, après la levée des derniers obstacles. Un haut diplomate a indiqué que cet accord prévoit un compromis entre Washington et Téhéran autorisant les inspecteurs de l’ONU à mener des visites énergiques dans les installations militaires iraniennes, dans le cadre de leurs responsabilités de contrôle.

(Baonghean.vn) - Hãng thông tấn AP đưa tin thỏa thuận mang tính bước ngoặt về vấn đề hạt nhân Iran đã đạt được hôm 14/7 sau khi gạt bỏ những chướng ngại cuối cùng.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, salue les journalistes depuis le balcon du Palais Coburg à Vienne, en Autriche, où se sont déroulées des négociations nucléaires à huis clos avec l'Iran le 13 juillet. Photo : AP.

Mais le libre accès à toute installation n'est pas garanti, et même s'il l'est, il pourrait encore être retardé – une disposition que les détracteurs de l'accord ne manqueront pas d'exploiter, car elle pourrait donner à Téhéran le temps de dissimuler les signes de non-respect de ses engagements.

Selon l'accord, Téhéran aura le droit de rejeter la demande de l'ONU, et le tribunal arbitral, composé de l'Iran et de six puissances mondiales négociant avec lui, devra trancher la question.

Un tel accord constituerait néanmoins un changement notable par rapport à la position ferme des hauts responsables iraniens, qui affirmaient que leur pays n'autoriserait jamais l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) des Nations Unies à accéder à ces installations. L'Iran soutenait que les inspections de l'AIEA serviraient de couverture à des activités d'espionnage visant ses secrets militaires.

Le matin du 14 juillet, l'Union européenne a annoncé que la dernière session plénière des négociations entre l'Iran et le groupe des six pays se tiendrait à 10h30, heure locale de Vienne (15h30, heure de Hanoï), suivie immédiatement d'une conférence de presse. Un diplomate occidental a indiqué qu'il confirmerait l'accord conclu tôt dans la matinée. Ce diplomate a requis l'anonymat, n'étant pas autorisé à commenter ces négociations hautement confidentielles.

L'accès aux installations nucléaires est certes essentiel au suivi des réductions prévues des activités nucléaires iraniennes, mais il est également crucial pour l'AIEA qui tente de relancer, après près d'une décennie de suspension, ses efforts pour prouver les allégations selon lesquelles l'Iran possède l'arme nucléaire. Washington affirme que l'Iran doit coopérer avec l'AIEA dans le cadre d'un accord général avant que toutes les sanctions imposées à ce pays puissent être levées.

Les Iraniens insistent sur le fait qu'ils n'ont jamais mené d'activités liées aux armes et ont rejeté les demandes de l'AIEA de visiter des installations où l'agence soupçonne que de tels travaux ont lieu, notamment Parchin, le complexe militaire près de Téhéran où l'AIEA pense qu'il a effectué des essais d'explosifs liés à un réacteur nucléaire.

L'approbation de principe de l'Iran concernant l'accès aux installations militaires conférerait à l'agence une autorité spéciale pour obtenir un accès terrestre à ces installations et pour répondre aux demandes précédemment rejetées par Téhéran d'interroger des scientifiques soupçonnés d'être impliqués dans des travaux prétendument liés aux armes nucléaires.

Tout accord sera soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui devrait le certifier plus tard ce mois-ci, afin de déclencher des mécanismes d'application – des restrictions à long terme sur les programmes nucléaires iraniens susceptibles d'avoir servi à produire des armes – en échange de la levée des sanctions contre la République islamique.

Thu Giang

(Selon l'AP)