« Oh, maman,...! »
(Baonghean) - Nous venons de faire une nouvelle découverte, M. Chắt !
— Avez-vous découvert cela, dans le domaine de l’histologie, Mme Nhieu ?
- Le domaine de la littérature, et plus particulièrement les chansons folkloriques et les proverbes.
- Spécifiquement…?
- Un critique littéraire a récemment découvert que le vers populaire « Oh courge, aie pitié de la courge / Bien qu'elles soient de sortes différentes, elles partagent la même vigne » a une nouvelle signification, assez différente de celle que les gens lui attribuaient traditionnellement.
— Dites-m'en plus, sinon je ne comprendrai toujours pas !
C'est simple. Pendant longtemps, on a cru que ce verset populaire conseillait à chacun de s'aimer son prochain car, après tout, nous sommes tous les descendants de Lac et Hong. Mais de nouvelles découvertes révèlent que ce verset recèle aussi un autre message.
- Quel est le message ?
— Par ce proverbe, les anciens ne se contentaient pas de transmettre un message entre gens ordinaires, mais l'essentiel était…
- Qu'est-ce que c'est?
Le message destiné aux détenteurs du pouvoir dans l'arène publique est que, malgré leurs différences – d'un côté les hauts fonctionnaires et de l'autre le peuple –, ils sont tous citoyens du Vietnam, vivant ensemble sur le même territoire en forme de S. Par conséquent, les fonctionnaires doivent faire preuve de compassion envers le peuple. C'est pourquoi le verset populaire a un ton suppliant et urgent, mêlé d'une pointe de supplication : « Ô courge, aie pitié de la courge ! »
— Oui, c'est logique. C'est forcément entre les classes supérieures et inférieures que de telles requêtes et demandes ont lieu.
Comme vous et moi, nous apprenons naturellement à nous aimer ; il n'est pas nécessaire de supplier comme dans cette chanson folklorique. Mais pourquoi abordez-vous ce sujet soudainement aujourd'hui ?
— Rien n'arrive par hasard, oncle Chắt. Tout a une raison. Si j'évoque ce sujet, c'est parce que j'ai lu hier dans le journal qu'un expert en économie, intervenant lors d'une conférence internationale sur l'économie de notre pays, a déclaré : « Actuellement, les procédures administratives au Vietnam sont extrêmement complexes et lourdes ; chaque niveau de gouvernement a le pouvoir de créer des difficultés aux entreprises. Même les taxes et les frais au Vietnam sont excessifs ; par exemple, un œuf est soumis à 14 taxes et frais différents ; un cochon, à 51 ! Qui peut supporter de telles taxes et de tels frais ? » C'est pourquoi je…
— J’emprunte cette histoire, cette chanson folklorique, pour faire passer un message, pour lancer un appel à…
- Oncle Chắt a raison, j'ai juste envie de crier d'une voix sincère : « Oh courge, aie pitié de la citrouille ! Bien que nous soyons de sortes différentes, nous poussons sur la même vigne ! »
Confident