Le Premier ministre préconise le déploiement d'un réseau d'hôpitaux satellites.
« Pourquoi d'autres localités peuvent-elles le faire, apportant ainsi de nombreux avantages à la population, alors que la nôtre ne le peut pas ? » Le Premier ministre a interpellé les autorités locales et a exigé que, dès 2016, toute province dépourvue d'hôpital satellite planifie et mette en œuvre ce projet. En cas de manque d'équipement, des investissements provenant de diverses sources, notamment du budget et de la mobilisation sociale, seront nécessaires pour répondre aux besoins de la population.
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| Des délégués visitent un modèle d'examen médical et de traitement pour les personnes âgées au centre de santé de la commune de Quỳnh Lộc (Quỳnh Lưu - Photo courtoisie). |
Conformément au projet provincial de télémédecine du ministère de la Santé, des hôpitaux de télémédecine devaient être créés au niveau provincial entre 2012 et 2015. La priorité était donnée au développement d'un réseau de 48 hôpitaux de télémédecine dans cinq spécialités fortement saturées (oncologie, chirurgie traumatologique, cardiologie, obstétrique et pédiatrie). Toutefois, fin décembre 2015, seules 41 provinces à travers le pays avaient établi des liaisons de télémédecine avec les hôpitaux centraux et de référence.
Lors de la conférence en ligne du gouvernement avec les collectivités locales sur la mise en œuvre de la résolution de l'Assemblée nationale relative aux tâches de développement socio-économique et au budget prévisionnel de l'État pour 2016, le Premier ministre Nguyen Tan Dung a souligné que les collectivités locales devaient relier les hôpitaux locaux aux hôpitaux centraux et aux hôpitaux de niveau tertiaire afin d'améliorer la qualité des examens et des traitements médicaux pour la population, notamment en ce qui concerne les techniques de pointe.
En réalité, il a été démontré que si une collectivité locale concentre ses efforts sur la direction de ce travail, on observe une amélioration significative. Concrètement, auparavant, certains hôpitaux provinciaux n'auraient jamais imaginé pouvoir pratiquer des opérations à cœur ouvert ; or, aujourd'hui, jusqu'à sept hôpitaux provinciaux sont capables de réaliser ces interventions avec succès. L'hôpital général provincial de Can Tho en est un parfait exemple.
Il apparaît donc clairement que le réseau d'hôpitaux satellites profite à la population et contribue à désengorger les hôpitaux centraux et de référence. C'est là la solution fondamentale pour réduire la saturation hospitalière et améliorer la qualité des examens et des traitements médicaux de proximité, et non de simples mesures administratives. C'est une chose que nous pouvons absolument faire, a souligné le Premier ministre.
Le Premier ministre a chargé le ministère de la Santé d'étudier les options concernant les ressources humaines. En cas de pénurie, il est impératif de mobiliser et de former une équipe de médecins hautement qualifiés, afin de relier chaque service et spécialité à des hôpitaux satellites pour desservir la population. « Pour les provinces dépourvues de services ou d'hôpitaux spécialisés dans des spécialités saturées comme l'oncologie, quels plans le ministère doit-il également prévoir ? » a rappelé le Premier ministre au ministère de la Santé.
Concernant les autorités locales, le Premier ministre a demandé aux dirigeants provinciaux d'intégrer les hôpitaux provinciaux aux hôpitaux satellites des hôpitaux centraux afin d'améliorer la qualité des examens et des traitements médicaux pour les populations locales. Parallèlement, ils doivent établir des liens entre les hôpitaux de district et les hôpitaux provinciaux afin de leur apporter un soutien en ressources humaines et de renforcer les compétences professionnelles des professionnels de santé pour la prise en charge des patients dans les hôpitaux de district, car les déplacements entre le district et la province pour se faire soigner représentent déjà un coût important pour les habitants.
« Pourquoi d'autres localités y parviennent-elles, apportant de nombreux avantages à la population, alors que celle-ci ne le peut pas ? » Le Premier ministre a interpellé les autorités locales et a exigé que toute province dépourvue de station de santé mobile planifie et mette en œuvre ce dispositif en 2016. En cas de manque d'équipement, des investissements provenant de diverses sources, notamment du budget et de la mobilisation sociale, sont nécessaires pour desservir la population.
Selon VGP
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