Fuite de détails sur l'accord russo-américain concernant la Syrie.

September 17, 2016 07:29

Le 16 septembre, l'agence AP, citant une source militaire de haut rang, a révélé certains détails de l'accord russo-américain sur la Syrie signé le 10 septembre.

Chuyển nạn nhân ra khỏi các đống đổ nát sau vụ không kích tại thành phố Aleppo ngày 10/9. (Nguồn: AFP/TTXVN)
Des victimes sont évacuées des décombres après un raid aérien à Alep le 10 septembre. (Source : AFP/VNA)



Selon certaines sources, dans le cadre du cessez-le-feu, les États-Unis enverront leurs avions de surveillance d'autres régions vers la Syrie et augmenteront le nombre d'analystes du renseignement afin de coordonner leurs actions avec la Russie.

La source a indiqué que les États-Unis devraient déployer des avions depuis d'autres bases car leurs responsables militaires refusent de mettre fin à la campagne anti-Daech menée par la coalition en Syrie et en Irak, sous l'égide de Washington.

De plus, le nombre accru d'experts du renseignement vise à vérifier les frappes aériennes contre Jabhat Fateh al-Sham (le nouveau nom du Front al-Nosra), un groupe qui infiltre les forces rebelles soutenues par les États-Unis.

Parallèlement, le même jour, le ministère russe de la Défense a annoncé être prêt à prolonger le cessez-le-feu en Syrie de 72 heures supplémentaires, alors qu'il avait précédemment affirmé que seules la Russie et les forces gouvernementales syriennes respectaient strictement l'accord conclu avec les États-Unis.

Le communiqué du ministère russe de la Défense a souligné que, bien qu'il s'agisse d'un accord bilatéral, les États-Unis n'avaient pas été en mesure d'user de leur influence pour contraindre les groupes rebelles, que Washington qualifie d'« opposition modérée », à respecter pleinement l'accord de cessez-le-feu.

Cependant, Washington insiste sur le fait que les forces gouvernementales syriennes ne se sont pas encore retirées de plusieurs positions stratégiques, empêchant ainsi les convois de l'ONU d'atteindre les villes et villages assiégés et d'y acheminer l'aide humanitaire. Les États-Unis soulignent également que, tant que ce retrait ne sera pas effectué, le plan de frappes aériennes conjointes contre les groupes djihadistes extrémistes ne pourra être mis en œuvre.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov s'étaient également entretenus par téléphone au sujet de la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu, de l'aide humanitaire et de la coopération antiterroriste en Syrie. Les deux parties ont convenu que les combats sur le terrain avaient considérablement diminué et se sont prononcées en faveur de la pérennisation du cessez-le-feu.

Toutefois, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a également fait remarquer aux États-Unis que certains groupes rebelles violaient le cessez-le-feu et a exhorté Washington à respecter son engagement de faire la distinction entre les groupes d'opposition modérés et les groupes terroristes.

De son côté, le secrétaire d'État américain John Kerry espérait que Moscou userait de son influence pour inciter l'armée syrienne à faciliter le passage des convois de l'ONU afin d'acheminer l'aide humanitaire aux populations des zones assiégées, notamment à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie. Par ailleurs, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions sur ces questions.

Pendant ce temps, sur le terrain en Syrie, le ministère russe de la Défense a annoncé que les forces gouvernementales syriennes avaient ramené des troupes et des armes à Castello – une voie d'accès vitale à Alep – parce que les groupes d'opposition, que les États-Unis qualifient de modérés, ne s'étaient pas encore retirés conformément à l'accord de cessez-le-feu russo-américain.

Cependant, l'Armée syrienne libre (ASL), l'un des groupes d'opposition modérés, a affirmé s'être retirée à environ 1,5 km de la route de Castello, tout en soulignant qu'elle n'avait constaté aucun mouvement similaire de la part de l'armée syrienne.

Les accusations portées par les parties belligérantes en Syrie, selon lesquelles elles ne respectent pas l'accord de cessez-le-feu, compliquent la situation dans ce pays du Moyen-Orient.

Selon le ministère russe de la Défense, les forces d'opposition syriennes ont violé le cessez-le-feu à 144 reprises.

Selon VIETNAM+

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