« Impuissance » ou « indifférence » ?

October 26, 2016 09:10

(Baonghean) - Souscrire une assurance maladie, c'est perpétuer la tradition d'entraide de notre nation. Car nul n'est à l'abri de la maladie, et nul ne sait quand il tombera malade, ni quelle sera sa gravité, ni combien coûtera le traitement…

Il peut être difficile de faire face aux difficultés financières individuelles, surtout pour les plus démunis, mais en mettant leurs ressources en commun, ils peuvent créer un fonds commun pour aider à couvrir les frais médicaux.

Dans cet esprit et avec pour objectif de garantir la sécurité sociale et l'égalité pour tous les citoyens, le Parti et l'État vietnamiens améliorent sans cesse les politiques relatives aux examens et aux soins médicaux. En particulier, la circulaire 40/2015/TT-BYT relative à l'accès interprovincial aux soins de santé primaires permet aux personnes assurées de choisir un établissement de soins de qualité et adapté à leurs besoins. Ainsi, les établissements de santé qui attirent davantage de patients bénéficieront de financements accrus pour leur fonctionnement et leur développement. Par conséquent, les établissements de soins de santé primaires doivent constamment innover en améliorant la qualité de leurs services et leurs pratiques, afin que les patients soient les principaux bénéficiaires des meilleurs soins possibles.

D'après un rapport récent de la Sécurité sociale vietnamienne, le taux de couverture d'assurance maladie au niveau national atteignait 80 % fin août 2016, conformément à l'objectif gouvernemental. Cependant, les dépenses liées aux examens et traitements médicaux couverts par l'assurance maladie ont dépassé de plus de 3 400 milliards de dongs le budget alloué dans 37 provinces et villes au cours des huit derniers mois. Malgré cette augmentation des dépenses, davantage de personnes ont pu bénéficier de soins médicaux dans de meilleures conditions.

Mais derrière ces chiffres de dépassement des dépenses d'assurance maladie se cachent d'autres irrégularités. Des opportunistes ont rapidement exploité les failles de cette politique, pourtant bien intentionnée, pour s'enrichir et détourner des fonds de l'assurance maladie. Certains établissements médicaux ont accepté une dégradation de leurs services, prescrivant sans discernement des prestations et des médicaments inutiles ; des personnes non malades se rendent également à l'hôpital pour des examens… Ces agissements ont mis le système d'assurance maladie en péril et privé de soins médicaux ceux qui en avaient réellement besoin.

La question est de savoir si les autorités compétentes, telles que les agences de santé et de sécurité sociale à tous les niveaux, sont impuissantes ou ferment les yeux sur ces pratiques lucratives. Combien de temps ces profits illicites vont-ils se poursuivre et qui en sera tenu responsable ?

Face à cette situation, le vice-Premier ministre Vu Duc Dam a ordonné une enquête et un traitement de cette affaire. Espérons que cette directive ne sera pas ignorée !

Compassion

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