En 2017, aucun fonds n'a été alloué à l'achat de véhicules officiels pour les fonctionnaires de rang inférieur ou égal à celui de sous-ministre.
Le ministère des Finances vient de soumettre à l'Assemblée nationale le rapport sur le budget de l'État pour la période 2016-2020 et les prévisions budgétaires pour 2017. S'adressant à la presse à l'issue de la session de l'Assemblée nationale hier (27 octobre), M. Vo Thanh Hung, directeur du Département du budget de l'État au ministère des Finances, a déclaré que le ministère appliquerait une discipline budgétaire stricte en 2017 ainsi que dans le cadre du plan financier à moyen terme pour les cinq prochaines années.
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| M. Vo Thanh Hung : « Renforcement de la discipline budgétaire en matière de recettes et de dépenses en 2017. » |
Depuis 2015, les recettes de l'État central accusent un déficit de plusieurs milliers de milliards de dongs par rapport aux prévisions. Cette année, la même situation risque de se reproduire. Monsieur, pourquoi cela se produit-il et quelles mesures le ministère des Finances prend-il pour y remédier ?
En effet, les recettes budgétaires annuelles restent supérieures aux prévisions, mais le recouvrement des recettes de l'État est plus difficile. Ces recettes se composent de trois éléments (pétrole brut, balance des importations et des exportations et recettes intérieures), et ces sources sont en baisse, et ce de façon très rapide. De 2006 à 2010, ces deux sources représentaient 40 % des recettes budgétaires totales, mais en 2015, elles étaient inférieures à 25 % (moins d'un quart du budget total). D'ici 2020, elles devraient ne représenter plus que 14 à 15 % des recettes totales.
La raison de ce déclin rapide est que le taux de recouvrement des recettes n'a pas augmenté de manière significative, tandis que les recettes pétrolières ont diminué en raison de la baisse de la production et de la chute des prix. Quant aux recettes issues des importations et des exportations, elles proviendront à terme principalement de la TVA et de la taxe spéciale sur la consommation. La troisième source de revenus la plus importante est la contribution des collectivités locales à l'État, qui augmente au même rythme que le taux de croissance global des recettes budgétaires nationales.
Quel est selon vous le plus grand défi à relever pour équilibrer le budget de l'année prochaine ?
L'équilibre budgétaire national demeure un défi, et ce, chaque année. La difficulté principale réside dans la répartition harmonieuse des fonds disponibles. L'année 2017 a été particulièrement tendue, car nous ne pouvons nous permettre d'aggraver le déficit budgétaire. Selon la résolution de l'Assemblée nationale, ce déficit ne doit pas dépasser 4 % du PIB, alors que le plafond de la dette publique est fixé à 65 %. En 2017, le gouvernement a présenté à l'Assemblée nationale un déficit de seulement 3,5 % du PIB.
Selon le ministère des Finances, que font le gouvernement et les ministères pour y parvenir ?
Nous devons améliorer le climat des investissements et développer les entreprises car, en définitive, cela demeure la solution la plus fondamentale et la plus durable. Actuellement, on compte entre 500 000 et 600 000 entreprises, et nous visons un chiffre d'affaires de 1 à 2 millions. Cela restera la principale source de revenus pour l'État grâce aux impôts et taxes.
Le ministère des Finances étudiera, proposera et mettra en œuvre des ajustements aux politiques de recouvrement des impôts : il procédera à un examen des taxes directes et indirectes (TVA, taxe spéciale sur la consommation) afin d’élargir le champ d’application de l’impôt. Les droits d’imposition sur les biens individuels resteront inchangés, mais l’assiette fiscale sera élargie. Par ailleurs, il conviendra d’entreprendre des recherches sur le recouvrement de la taxe foncière.
Parallèlement, le secteur financier doit renforcer la gestion du recouvrement des impôts, lutter contre la fraude fiscale et réduire les arriérés d'impôts. Le ministère des Finances vise à ramener ces arriérés à moins de 5 % des recettes budgétaires totales. Nous nous souvenons qu'entre 2008 et 2011, de nombreuses entreprises ont considérablement souffert, accumulant d'importantes dettes fiscales. Actuellement, le ministère des Finances examine et rédige un rapport à l'intention de l'Assemblée nationale afin d'autoriser la radiation d'une partie des dettes fiscales des entreprises qui n'existent que sur le papier et ne sont plus recouvrables en réalité.
Monsieur, y aura-t-il d'autres ajustements importants au budget l'année prochaine ?
En 2017, nous devons également restructurer nos dépenses afin d'accroître progressivement celles consacrées au développement. Ces dépenses devraient représenter 27 % du budget total de l'État. Nous poursuivrons l'ajustement des traitements et des indemnités des anciens combattants, des retraités et des fonctionnaires, et exigerons des services publics une plus grande autonomie (avec un ajustement des tarifs de la fonction publique selon une feuille de route). Pour les ministères et les secteurs, il est nécessaire de réduire les dépenses d'environ 1 000 milliards de VND (notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la formation).
Ces économies devraient servir à la restructuration plutôt qu'au soutien direct des services publics. Il faudrait allouer ces fonds aux bénéficiaires des politiques publiques et les réinvestir dans ces secteurs et services. Lorsque les hôpitaux augmentent leurs tarifs, les patients exigent une meilleure qualité des soins et des investissements dans les équipements.
Chacun peut constater que les dépenses inutiles, notamment les dépenses courantes, restent importantes dans de nombreux secteurs et localités. Des solutions fondamentales permettront-elles de remédier à cette situation en 2017 ?
Le gouvernement continue d'exhorter les ministères et les agences à réduire drastiquement leurs dépenses courantes. Cette année, malgré l'obligation d'ajuster les salaires à compter du 1er juillet, les ministères ont établi leurs budgets de manière indépendante, en fonction des fonds qui leur sont alloués. C'est la deuxième année consécutive que les ministères doivent procéder eux-mêmes à ces ajustements. Le budget des salaires a été augmenté, mais aucun financement supplémentaire n'est autorisé ; ils doivent donc puiser dans d'autres sources d'économies pour garantir l'augmentation de leur propre budget salarial.
Concernant les véhicules de fonction, certaines collectivités envisagent d'externaliser leur utilisation, mais en réalité, seul le ministère des Finances l'a fait. Dans le budget alloué pour cette année et l'année prochaine (2017), le ministère des Finances n'a pas prévu de fonds permettant aux ministères d'acquérir des véhicules pour les fonctionnaires de rang inférieur ou égal à celui de sous-ministre.
Lors de la réorganisation, des véhicules excédentaires seront créés et réaffectés. Si les ministères n'ont pas encore pu affecter de véhicules à cette fin, ils devront procéder eux-mêmes à cette réaffectation.
Selon Dan Tri
