Le Japon mène des exercices conjoints pour lutter contre les navires de pêche illégaux.

November 13, 2016 18:28

Selon des sources gouvernementales japonaises, le 13 novembre, les Forces d'autodéfense, les garde-côtes et la police ont mené pour la première fois un exercice conjoint afin de contrer l'intrusion illégale de navires étrangers armés.

Tàu tuần duyên của Nhật Bản - Ảnh: Japan Times
Navire des garde-côtes japonais - Photo : Japan Times

Selon l'agence Kyodo News, l'exercice s'est déroulé sur une île isolée, dans un contexte de fortes tensions entre le Japon et la Chine au sujet des îles Senkaku/Diaoyu, un archipel disputé en mer de Chine orientale. De nombreux navires chinois ont pénétré à plusieurs reprises dans les eaux entourant ces îles, qui sont sous contrôle japonais.

L'exercice a débuté le 11 novembre sur l'île d'Eniyabanare, dans la préfecture de Kagoshima. C'est également dans cette préfecture que le Japon avait détecté, en juin 2016, un navire espion de la marine chinoise pénétrant dans les eaux territoriales d'une île de la préfecture.

Selon certaines sources, cet exercice vise à renforcer la coordination et les capacités des forces et ne cible aucun pays ni aucune région en particulier.

Outre des soldats de différentes forces armées, l'exercice a également mobilisé des hélicoptères et des navires des garde-côtes. Le scénario simulé mettait en scène des navires de pêche armés pénétrant illégalement sur une île. Cet incident a été qualifié de « zone grise », c'est-à-dire qu'il s'agissait d'un acte de menace portant atteinte à la souveraineté du Japon, et non d'une attaque planifiée et organisée par une force étrangère.

L'année dernière, les forces maritimes d'autodéfense japonaises et les garde-côtes japonais ont également mené des exercices autour de l'île d'Izu Oshima, au sud de Tokyo, avec un scénario similaire de « zone grise » impliquant l'apparition de navires étrangers au comportement suspect.

Des sources citées par Kyodo News reconnaissent que cet exercice pourrait se heurter à l'opposition de la Chine car, en septembre 2016, Pékin et Tokyo ont convenu de promouvoir les négociations sur la mise en place d'un mécanisme de communication maritime et aérienne afin d'éviter les incidents en mer de Chine orientale.

Selon TTO

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