La Malaisie sévit contre les travailleuses sans papiers.

March 14, 2017 08:47

Depuis l'assassinat du citoyen nord-coréen Kim Chol dans le pays le 13 février, la police malaisienne a intensifié sa répression contre les travailleuses sans papiers.

Những phụ nữ lao động không có giấy phép ở Malaysia rất dễ bị xâm hại. Ảnh: AFP
Les travailleuses sans papiers en Malaisie sont extrêmement vulnérables aux abus. Photo : AFP

Deux femmes, Doan Thi Huong (Vietnamienne) et Siti Aisyah (Indonésienne), ont été accusées de meurtre pour avoir prétendument empoisonné le visage d'une victime nord-coréenne à l'aéroport international de Kuala Lumpur 2 le 13 février et comparaîtront devant le tribunal le 13 avril.

On dispose actuellement de peu d'informations sur les activités de ces deux femmes en Malaisie. La police locale a seulement indiqué que Huong travaillait dans un établissement de divertissement et qu'Aisyah était masseuse dans un salon de beauté. L'AFP a cité des experts en immigration qui ont déclaré que la vie mystérieuse de ces deux femmes en Malaisie reflète l'existence clandestine de milliers de femmes d'Asie du Sud-Est venues en Malaisie pour travailler illégalement et vivre dans la crainte d'être arrêtées.

Nombreux sont ceux qui viennent en Malaisie pour travailler en vertu de contrats de travail légaux, mais des milliers de femmes profitent du système de permis de travail de 30 jours en vigueur à Singapour et en Malaisie pour y exercer une activité professionnelle. Elles changent de pays à chaque expiration de leur contrat avant de revenir. Selon l'AFP, elles peuvent occuper divers emplois, allant du ménage au service en salle, en passant par le massage et la prostitution.

Une Vietnamienne de 25 ans, employée dans un bar à l'éclairage tamisé en Malaisie, a confié avoir constamment envoyé des SMS à sa sœur restée à Hô Chi Minh-Ville pour rassurer sa famille inquiète. « J'envoyais des SMS à ma sœur tous les jours pour lui dire que je devais prendre ce risque. Je n'avais pas le choix, j'avais besoin d'argent », a-t-elle déclaré à l'AFP.

Une Philippine travaillant comme serveuse sans papiers en Malaisie a également exprimé ses craintes après l'arrestation récente de trois de ses compatriotes lors d'une opération de répression.

L'activiste malaisienne pour les droits des travailleuses, Aegile Fernandez, a déclaré que les intermédiaires ou les employeurs dissimulent souvent tous les documents personnels, contraignent les travailleuses à vivre sous le même toit, les surveillent de près, les isolent et limitent leurs contacts avec l'extérieur. « Certaines travailleuses sans papiers sont même menacées de viol ou livrées à la police si elles tentent de s'enfuir », a-t-elle ajouté.

Selon TNO

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