L’ASEAN condamne les activités illégales de construction d’îles en mer de Chine méridionale.
Les ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN estiment que la poursuite par la Chine de l'aménagement illégal d'îles et de récifs en mer de Chine méridionale pourrait accroître les tensions régionales.
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Le récif de Subi, qui fait partie des îles Spratleys au Vietnam, est occupé illégalement par la Chine, comme on peut le voir d'en haut en avril 2017. Photo :Reuters. |
Les ministres des Affaires étrangères des 10 États membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ont publié aujourd'hui une déclaration commune à l'issue d'une réunion d'une journée à Singapour.AFPLe rapport ne mentionnait pas la Chine nommément, mais la déclaration faisait référence aux activités illégales de remblaiement menées par Pékin en mer de Chine méridionale ces derniers temps.
« Les ministres des Affaires étrangères ont pris note des préoccupations exprimées par certains de leurs homologues concernant les travaux de remblaiement et autres activités dans la région, qui érodent la confiance et la crédibilité, accroissent les tensions et pourraient compromettre la paix, la sécurité et la stabilité régionales », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Singapour, Vivian Balakrishnan, dans un communiqué conjoint.
En décembre 2017, la Chine a défendu ses activités de construction en mer de Chine méridionale, les qualifiant de « normales », pour contrer de nouvelles images satellites publiées par un institut de recherche américain montrant le déploiement de systèmes radar et d'autres équipements dans la région.
Suite à une réunion avec l'ASEAN l'an dernier, Pékin a accepté d'entamer des négociations sur l'élaboration d'un code de conduite en mer de Chine méridionale. Cependant, Balakrishnan a averti qu'il s'agirait d'un processus complexe.
La Chine revendique unilatéralement sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, empiétant sur les territoires maritimes de ses voisins. Pékin procède illégalement à des travaux de remblaiement sur les îles et les récifs qu'elle contrôle en mer de Chine méridionale, notamment pour y construire des pistes d'atterrissage, ce qui suscite l'inquiétude internationale.
