L'OTAN a été prise au dépourvu lors d'exercices militaires de grande envergure par deux bombardiers russes.
Deux bombardiers russes Tu-160 ont donné une frayeur à l'OTAN lors de l'exercice Trident Juncture.

Le Tu-160 russe.
L'exercice Trident Juncture, le plus important exercice de l'OTAN depuis la Guerre froide, s'est déroulé en Norvège du 25 octobre au 7 novembre. Environ 50 000 militaires de 30 pays membres et partenaires de l'Alliance y ont participé. La zone principale de l'exercice était située à plus de mille kilomètres de la frontière russe, et les opérations aériennes pouvaient avoir lieu jusqu'à 500 kilomètres de distance.
Le ministère russe de la Défense a annoncé que deux avions militaires avaient effectué un vol de dix heures au-dessus des mers de Barents et de Norvège. Le ministère a souligné que les deux appareils n'avaient pas violé les frontières d'autres pays et que leur vol s'était déroulé conformément aux règles internationales d'utilisation de l'espace aérien.
Par ailleurs, la Russie a également diffusé un NOTAM (Avis aux navigateurs aériens – c’est-à-dire une information actualisée sur les modifications des opérations aériennes et une communication d’informations aéronautiques) concernant des vols prévus du 1er au 3 novembre au-dessus de la mer de Norvège. Ce message a également suscité l’inquiétude de l’OTAN.
Selon le plan, le Tu-160 devait s'approcher des côtes norvégiennes, à une distance de 13,9 milles nautiques. Cependant, comme l'a souligné la chaîne de télévision, les vols devaient se dérouler dans la zone d'exercices de l'Alliance atlantique nord.
On sait également que la marine russe effectuera des vols d'entraînement au tir de missiles du 6 au 9 novembre en mer de Barents et dans les eaux internationales au nord de la Norvège.
Selon l'agence de presse RT, la Grande-Bretagne a dépêché deux avions de chasse pour escorter les deux appareils russes.