La Russie ne cherche pas à conquérir de « nouveaux territoires ».
(Baonghean.vn) – Le 5 octobre, le président Poutine a déclaré que le conflit avec l’Ukraine n’était pas lié à un différend territorial. Il a par ailleurs souligné que le recours à l’arme nucléaire pourrait être envisagé dans deux cas : « en cas d’attaque contre nous, ou en cas de menace pesant sur l’existence de la Russie. »

S'exprimant lors de la séance plénière de la 20e réunion annuelle du Club de discussion international Valdaï, le président Poutine a souligné que la Russie, étant déjà le plus grand pays du monde, ne cherche pas à acquérir de nouveaux territoires. Il a noté que la Russie a encore beaucoup à faire pour développer ses régions sibériennes et d'Extrême-Orient.
Le président Poutine a déclaré : « Il ne s'agit pas d'un conflit territorial, ni même d'un problème d'équilibre géopolitique régional… L'enjeu est bien plus vaste et fondamental. Nous parlons des principes d'un nouvel ordre mondial. » Le dirigeant russe a souligné qu'une paix durable ne pourra s'instaurer que lorsque « les citoyens se sentiront en sécurité et auront la certitude que leurs opinions sont respectées ».
Le président Poutine a également affirmé que la Russie n'était pas à l'origine du conflit en Ukraine, mais qu'elle cherchait au contraire à y mettre fin. Selon lui, la Russie se devait de répondre à la pression géopolitique croissante. Le dirigeant russe a déclaré que la guerre, lancée par le gouvernement de Kiev avec le soutien direct et actif de l'Occident, durait depuis dix ans, et que l'opération militaire spéciale russe en Ukraine visait précisément à mettre un terme aux opérations militaires dans la région. Le chef d'État russe a souligné : « Cette opération militaire spéciale nous rappelle que toute action unilatérale, quel qu'en soit l'auteur, provoquera inévitablement une forte réaction. Comme vous le savez, toute action entraîne une réaction », ajoutant que tout pays responsable, toute nation souveraine, indépendante et respectueuse d'elle-même, agirait de la sorte.
Concernant la question des armes nucléaires, selon Poutine, contrairement aux États-Unis, la Fédération de Russie a signé et ratifié des documents interdisant les essais nucléaires. « J'ai par exemple entendu des appels à reprendre les essais nucléaires, à revenir aux essais… Les États-Unis ont signé les lois, documents et traités internationaux correspondants interdisant les essais nucléaires, et la Russie les a signés également. La Russie les a signés et ratifiés, tandis que les États-Unis les ont signés mais non ratifiés », a déclaré le président russe.
Par ailleurs, le président Poutine a annoncé que la Russie allait prochainement lancer la production en série et la mise en service du système de missiles stratégiques Sarmat. Comme l'a souligné M. Poutine, la Russie est désormais « quasiment au point dans le développement d'armes stratégiques modernes », un développement évoqué il y a plusieurs années. M. Poutine a affirmé : « Le dernier essai réussi en date est celui du Burevestnik, un missile de croisière à propulsion nucléaire et à portée mondiale. »
Le président Poutine a également accusé l'Occident de s'appuyer largement sur le « pillage » des colonies à travers le monde. Il a fait remarquer qu'après la fin de la Guerre froide, l'Occident, sous l'impulsion des États-Unis, avait tenté d'établir et de maintenir une hégémonie mondiale, mais qu'une telle entreprise était vouée à l'échec dès le départ.
Il a souligné : « Le monde est trop complexe et trop diversifié pour être façonné par un plan unique, même si celui-ci repose sur l’immense puissance de l’Occident, accumulée au fil des siècles de colonialisme. » Le président Poutine a par ailleurs affirmé que la crise mondiale actuelle est avant tout une conséquence de la « confiance en soi » affichée par l’Occident et découle de son refus de prendre en compte, voire d’écouter, l’avis des autres acteurs internationaux.