L'UE approuve son 14e train de sanctions contre la Russie.
Le 24 juin, le Conseil de l'Europe a confirmé son approbation du 14e train de sanctions contre la Russie.
.jpg)
Dans un communiqué, le Conseil de l'Europe a souligné : « Aujourd'hui, le Conseil a adopté le 14e paquet de restrictions économiques et personnelles, portant un nouveau coup au régime de (Vladimir) Poutine et à ceux qui perpétuent la guerre d'agression illégale, non provoquée et insensée contre l'Ukraine. »
Le communiqué ajoute que le nouveau paquet de mesures étend les restrictions aux individus, notamment à 116 personnes et organisations « responsables d’actions qui portent atteinte ou menacent l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ».
La déclaration stipule : « Afin d'éviter que les installations de l'UE ne soient utilisées pour transporter du gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers des pays tiers, réduisant ainsi considérablement les recettes que la Russie tire de la vente et du transport de GNL, l'UE interdira sur son territoire les services de transbordement de GNL russe destinés à effectuer des opérations de transit vers des pays tiers. »
Par ailleurs, l’UE interdit également aux entreprises d’utiliser le système de transfert de messages financiers (SPFS), une alternative au système de paiement mondial SWIFT.
La déclaration affirme : « Compte tenu des efforts continus de la Russie pour interférer dans les processus démocratiques de l'UE et saper les fondements démocratiques du bloc, notamment par le biais de campagnes d'influence et de la diffusion de désinformation, le Conseil de l'Europe a décidé que les partis et organisations politiques, les organisations non gouvernementales, y compris les groupes de réflexion, ou les fournisseurs de médias de l'UE ne seront plus autorisés à recevoir de financement de l'État russe et de ses mandataires. »
L'UE a également imposé des sanctions à la « flotte fantôme » russe, ciblant « des navires spécifiques contribuant à la guerre de la Russie contre l'Ukraine » — 27 navires — et a étendu les restrictions sur les importations d'hélium en provenance de Russie et les exportations de minerai de manganèse, de matières plastiques et d'équipements électroniques.
En outre, le Conseil européen sera tenu de prendre des mesures pour s’assurer que les filiales situées dans des pays tiers ne violent pas les sanctions européennes et ne « se livrent à aucune activité susceptible d’avoir pour résultat ce que les sanctions visent à empêcher ».
Conclusion : Le Conseil a ajouté 61 entités à la liste des parties soutenant directement le complexe militaro-industriel russe dans la guerre contre l’Ukraine. Ces entités seront soumises à des restrictions d’exportation renforcées concernant les biens et technologies à double usage, ainsi que les biens et technologies susceptibles de contribuer au développement technologique du secteur de la défense et de la sécurité russe.
Certaines de ces entités sont basées dans des pays tiers, notamment la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Turquie et les Émirats arabes unis (EAU).