La destitution du Premier ministre français a plongé le pays dans le chaos.
Le Premier ministre Michel Barnier est devenu le Premier ministre ayant exercé le mandat le plus court de l'histoire de France.

Le Premier ministre français, Michel Barnier, a été contraint à la démission trois mois seulement après le vote d'une motion de censure, adopté conjointement par des parlementaires de gauche et de droite. Cet événement plonge la France dans une instabilité politique encore plus profonde.
Le 4 décembre, l'Assemblée nationale française a voté une motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Michel Barnier, suite à une proposition de l'extrême gauche. L'extrême droite, menée par Marine Le Pen, a soutenu la motion, qui a recueilli 331 voix sur 577 pour la destitution du gouvernement. L'extrême droite a ainsi saisi l'occasion d'évincer ce politicien chevronné et négociateur de renom, après la tentative de Michel Barnier de faire adopter une partie du budget annuel le 3 décembre.
Le gouvernement du Premier ministre Barnier a été le premier gouvernement français à être renversé par une motion de censure depuis 1962, et Barnier deviendra ainsi le Premier ministre ayant exercé le mandat le plus court de l'histoire de France.
Le bureau du président français Emmanuel Macron a annoncé que le Premier ministre Barnier présentera sa démission aujourd'hui, 5 décembre. M. Barnier est attendu au palais de l'Élysée à 10h00 (15h00 heure de Hanoï) pour accomplir la procédure constitutionnelle suite aux votes de défiance. Selon l'Élysée, le président Macron s'adressera à la nation à 20h00.
La situation s'est compliquée et a immédiatement constitué un obstacle majeur pour le Premier ministre Barnier le 3 décembre, lorsqu'il a été contraint d'utiliser des moyens constitutionnels pour contourner le vote législatif sur le budget 2025.
Cela a permis aux élus de gauche, qui cherchaient depuis longtemps à le destituer, de demander une motion de censure. L'extrême droite a également réclamé une mesure similaire.
Lors d'un débat parlementaire le 4 décembre, le Premier ministre Barnier a défendu sa position, déclarant qu'il n'avait « pas peur », mais a averti que son limogeage rendrait « les choses plus difficiles ».
Marine Le Pen, dirigeante du parti d'extrême droite Rassemblement national, a déclaré lors du débat que « l'attachement obstiné de Barnier au dogme et à la doctrine l'a empêché de faire la moindre concession qui aurait pu éviter ce résultat ».