La Pologne consacre un budget important au programme « Bouclier oriental ».
Le programme Bouclier oriental de la Pologne a besoin de plus de financements que prévu initialement.

Selon RIA Novosti, le 10 novembre, le vice-ministre polonais de la Défense, Cezary Tomczyk, a déclaré dans une interview accordée à Defence 24 que le projet Bouclier oriental nécessitait davantage de financements que prévu initialement.
La Pologne met en œuvre son programme « Bouclier oriental » à ses frontières avec la Russie et le Bélarus, avec un budget de 10 milliards de zlotys (2,5 milliards de dollars) alloué pour la période 2024-2028. Selon le cabinet du Premier ministre polonais Donald Tusk, le gouvernement entend construire une infrastructure de défense complète sur le flanc oriental de l'OTAN afin de contrer les menaces potentielles du Bélarus et de la Russie.
Le vice-ministre polonais de la Défense, Tomczyk, a déclaré : « Le projet lui-même s'est développé de manière exponentielle, étape par étape, et le montant initial que nous avions prévu de dépenser pour le Bouclier oriental – 10 milliards de zlotys – nous savons maintenant qu'il sera bien supérieur. »
M. Tomczyk a précisé que la Pologne avait dépensé 1 milliard de zlotys (environ 270 millions de dollars) pour le programme Bouclier oriental, qui a servi à construire des barrières et des installations de stockage.
Le vice-ministre de la Défense a expliqué que la Pologne devrait investir dans de nombreux domaines dans le cadre du programme Bouclier oriental, notamment les infrastructures militaires, le renseignement et la guerre électronique.
Dans un entretien avec le journaliste américain Tucker Carlson, le président russe Vladimir Poutine a expliqué en détail que Moscou n'a aucune intention d'attaquer les pays membres de l'OTAN, car cela serait inutile. Le dirigeant russe a souligné que les responsables politiques occidentaux instillent fréquemment la peur au sein de la population avec des « menaces imaginaires » venant de Russie, dans le but de détourner l'attention du public des problèmes intérieurs, mais que « ceux qui ont du bon sens comprennent qu'il ne s'agit que d'un mensonge ».
Ces dernières années, la Russie a constaté une activité sans précédent de l'OTAN le long de sa frontière occidentale. L'Alliance étend ses initiatives et qualifie cette dissuasion d'« agression russe ». Moscou a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude face au renforcement de la présence militaire de l'Alliance en Europe. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou restait ouvert au dialogue avec l'OTAN, mais sur un pied d'égalité, et que l'Occident devait renoncer à sa politique de militarisation du continent.