Le président Poutine fixe les conditions d'une fin du conflit russo-ukrainien.
Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé la position de longue date de Moscou selon laquelle un cessez-le-feu inconditionnel avec l'Ukraine est impossible.

Selon RT, une chaîne russe, le soir du 27 novembre, heure locale, le président Vladimir Poutine a déclaré que Kiev devait d'abord retirer ses troupes des parties du territoire russe qu'elle revendique comme siennes.
Selon le dirigeant russe, un cessez-le-feu ne pourra être déclaré que si l'Ukraine retire ses troupes des zones du territoire russe que Kiev considère toujours comme sienne.
Selon RT, le président Poutine a abordé cette question lors d'une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizistan, le 27 novembre, à son arrivée dans la capitale kirghize pour assister à une conférence de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance régionale de plusieurs pays post-soviétiques.
Le président Poutine a réaffirmé la position de longue date de Moscou selon laquelle un cessez-le-feu inconditionnel avec l'Ukraine est impossible.
Poutine a déclaré : « Nous recevons encore des appels à la fin des combats ici et là. Les troupes ukrainiennes doivent se retirer des territoires qu'elles occupent, et alors seulement les combats cesseront. Si elles ne se retirent pas, nous les y contraindrons par la force. »
Selon RT, dans sa déclaration, Poutine n'a pas précisé à quels territoires il faisait référence.
Moscou a exclu toute possibilité de gel des hostilités et d'instauration d'un cessez-le-feu inconditionnel, arguant que cela ne ferait que donner à l'Ukraine et aux pays occidentaux soutenant Kiev davantage de temps pour reconstituer et équiper leurs armées déjà fortement affaiblies. Parallèlement, la Fédération de Russie a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de résoudre le conflit par la voie diplomatique.
L'été dernier, le président Poutine a exposé pour la première fois la vision de Moscou concernant un mécanisme de cessez-le-feu, affirmant que la Fédération de Russie mettrait immédiatement fin aux hostilités si Kiev retirait ses troupes de tous les anciens territoires ukrainiens de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijia. Ces quatre régions ont rejoint la Fédération de Russie à la suite de référendums organisés fin 2022 avec un soutien massif.
Plus tôt cette année, la Fédération de Russie a annoncé avoir libéré toute la région de Lougansk et qu'elle avançait activement vers Donetsk et, plus récemment, vers Zaporijia et la région voisine de Dnipropetrovsk, en Ukraine.
Concernant la question territoriale, l'AFP a ajouté que la question des territoires occupés – que Kiev a déclaré ne jamais vouloir abandonner – constitue l'un des plus grands obstacles au processus de paix.
Un autre point clé des négociations concerne les garanties de sécurité occidentales pour l'Ukraine, que Kiev juge nécessaires pour empêcher une future réinvasion par Moscou.
Selon le plan initial de Washington – élaboré sans consultation des alliés européens de l'Ukraine – Kiev devrait se retirer de la région de Donetsk à l'est et des régions de Donetsk, de Crimée et de Lougansk, qui ont également été annexées par la Fédération de Russie.
Les États-Unis ont ajusté leurs plans ce week-end suite aux critiques de Kiev et de l'Europe, mais n'ont pas encore publié de mise à jour.
Le président Poutine, qui a pris connaissance du nouveau plan, a déclaré que cette proposition pourrait constituer un point de départ pour les négociations.
Faisant référence au nouveau projet – qui aurait été réduit à une vingtaine de points – il a déclaré : « Globalement, nous convenons qu'il peut jeter les bases d'accords futurs. »
Le président Poutine a déclaré que l'envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, devrait se rendre à Moscou la semaine prochaine pour discuter du document révisé. Par ailleurs, le secrétaire à l'Armée de terre américaine, Dan Driscoll, devrait se rendre à Kiev en fin de semaine.