La FIFPro s'oppose à la suspension de 12 mois infligée à sept joueurs malaisiens.
La FIFPro estime que la suspension de 12 mois infligée à sept joueurs ayant postulé pour représenter la Malaisie est disproportionnée, affirmant l'authenticité des documents et espérant l'intervention du Tribunal arbitral du sport.
La Fédération mondiale des footballeurs professionnels (FIFPro) a réagi officiellement au cas de sept joueurs ayant postulé pour intégrer l'équipe nationale malaisienne et qui ont été suspendus de toute activité liée au football pendant 12 mois. La FIFPro a qualifié cette sanction de « totalement disproportionnée », estimant que les joueurs ont été victimes d'une procédure indépendante de leur volonté et que leurs documents ont été jugés authentiques.
Jugement et motifs de la mesure disciplinaire
Selon la décision de la Commission d'appel de la FIFA, sept joueurs, ainsi que la Fédération malaisienne de football (FAM), ont enfreint l'article 22 du Code disciplinaire de la FIFA relatif à la falsification de documents visant à légitimer leur éligibilité à jouer pour l'équipe nationale malaisienne. Aucun de ces joueurs n'avait de grand-parent né en Malaisie, comme l'exige le règlement. Les documents soumis à la FIFA pour prouver leur ascendance malaisienne différaient de ceux ayant fait l'objet de l'enquête.
La liste des 7 joueurs comprend :
- Gabriel Felipe Arrocha
- Facundo Tomás Garcés
- Rodrigo Julián Holgado
- Imanol Javier Machuca
- João Vítor Brandão Figueiredo
- Jon Irazábal Iraurgui
- Hector Alejandro Hevel Serrano
L'argument de FIFPro
Dans son communiqué, la FIFPro a déclaré : « La FIFPro a pris acte de la décision rendue par la Commission d’appel de la FIFA concernant les sept joueurs qui avaient demandé à représenter l’équipe nationale malaisienne. Les sanctions qui leur ont été infligées – une suspension de douze mois de toute activité liée au football – sont totalement disproportionnées compte tenu des circonstances particulières de l’affaire. »
L'organisation a souligné : « Il est clair que les joueurs sont bel et bien victimes dans cette affaire. Leur décision d'affirmer n'avoir falsifié aucun document pour obtenir des avantages et de reconnaître sans équivoque l'authenticité des documents fournis est incontestable. Avec au moins sept joueurs dans une situation similaire, il est évident que les falsifications de documents ne résultent pas d'actions isolées. »
La FIFPro a également souligné les limites de la procédure actuelle : « Les joueurs n’ont aucun moyen d’obtenir une confirmation contraignante de la FIFA concernant leur éligibilité, une procédure qui n’est même pas requise par la réglementation actuelle. Par conséquent, le fait qu’ils soient tenus responsables des documents soumis à la FIFA par une fédération nationale, et qu’ils semblent obligés de vérifier des documents qu’ils n’ont ni émis ni soumis, est particulièrement préoccupant. »
La procédure suivie par les joueurs
Selon la FIFPro, sept joueurs ont respecté les consignes et tous ont été sanctionnés par les autorités compétentes :
- Soumettre des documents personnels
- Comparution devant les autorités malaisiennes
- Procéder à la prestation de serment.
- Recevez un passeport délivré par le gouvernement.
- En attente d'approbation de la Fédération de football de Malaisie.
« Chaque étape était indépendante de leur volonté, mais ils risquent désormais une suspension du club et de graves conséquences dont ils ne sont pas responsables », indique le communiqué.
Impact et prochaines étapes
La FIFPro a déclaré : « Nous apportons notre soutien total aux joueurs et sommes convaincus que le Tribunal arbitral du sport réparera cette injustice. » En Malaisie, les répercussions de cet incident sont importantes. Concernant ces développements, le sélectionneur malaisien, Peter Cklamovski, a déclaré : « Les joueurs suspendus souhaitent contribuer à l'équipe nationale. »
Points clés
- La FIFPro s'oppose à la suspension de 12 mois, arguant qu'elle est disproportionnée au regard du contexte de l'affaire.
- La FIFA a conclu que l'infraction concernait la falsification et la contrefaçon de documents. L'article 22 du Code disciplinaire a été retenu.
- La FIFPro affirme que les documents des joueurs soumis sont authentiques et que le processus est effectué par un organisme indépendant de sa volonté.
- La FIFPro s'attend à ce que le Tribunal arbitral du sport annule cette décision.