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Négociations de paix entre les États-Unis et l'Ukraine : le goulot d'étranglement sécuritaire demeure non résolu.

Hoang Bach December 2, 2025 14:12

Les négociations, qui ont duré plus de quatre heures en Floride entre la délégation ukrainienne et de hauts responsables de l'administration du président Donald Trump, se sont soldées par un échec sur la question centrale : les garanties de sécurité.

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner (gendre du président Donald Trump) rencontrent une délégation ukrainienne à Hallandale Beach, en Floride, le 30 novembre. Photo : Reuters

RT a rapporté le 1er décembre (heure locale), citant le Wall Street Journal (WSJ), que la réunion s'était tenue le 30 novembre au Shell Bay Club (Hallanda Beach, Floride). Bien que les parties aient discuté en détail de la feuille de route électorale et des questions territoriales, un profond désaccord persiste quant aux mécanismes de protection de l'Ukraine après le conflit.

Un point notable de cette série de négociations a été le changement de personnel à la tête de la délégation ukrainienne. Celle-ci n'était pas dirigée par le chef de cabinet du président, Andreï Yermak, comme à l'accoutumée, mais par le haut responsable de la sécurité, Rustem Umerov.

Selon certaines sources, Yermak, proche collaborateur du président Zelensky, avait déjà démissionné suite à son implication dans un scandale de corruption. L'absence de cette figure influente annonce de profonds bouleversements au sein du gouvernement de Kiev.

Du côté américain, la réunion a rassemblé les proches collaborateurs de Trump, notamment le secrétaire d'État Marco Rubio, l'envoyé présidentiel Steve Witkoff et le conseiller officieux Jared Kushner.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a qualifié ce travail de « productif », mais a reconnu qu'il s'agissait de négociations « sensibles » et « complexes », et a affirmé qu'« il reste encore beaucoup de travail à faire ».

Selon Politico, Rubio a adressé un message clair aux alliés européens de Kiev : Washington exigerait un accord de paix avant d’accorder toute garantie de sécurité à l’Ukraine. Cette position contredit le souhait de Kiev de bénéficier d’un « bouclier » de sécurité occidental parallèlement aux négociations.

Selon RT, des sources proches du dossier ont indiqué à l'AFP que la recherche de solutions linguistiques et d'une formule de compromis est en cours, mais « loin d'être facile ».

Outre la sécurité, les deux parties ont également discuté de la possibilité d'un échange territorial entre la Russie et l'Ukraine, ainsi que d'une feuille de route pour la tenue de nouvelles élections en Ukraine.

Cette question est devenue urgente suite à la déclaration du président russe Vladimir Poutine la semaine dernière, selon laquelle la signature d'un accord avec Zelensky est « juridiquement impossible » à l'heure actuelle. Moscou justifie cette affirmation par le fait que le mandat du président Zelensky s'est achevé l'année dernière, mais que l'Ukraine a refusé d'organiser des élections en raison de la loi martiale.

Malgré les difficultés, Umerov a remercié publiquement Washington, soulignant que « les États-Unis nous soutiennent et sont à nos côtés ». Cette déclaration a été perçue comme une tentative d'apaiser Trump, qui avait reproché à Kiev son manque de gratitude. Le président Zelensky a ensuite déclaré sur Telegram que des « progrès constructifs » avaient été réalisés.

Cependant, la « ligne rouge » de la Russie reste très claire : Moscou exige que l'Ukraine renonce à ses ambitions d'adhésion à l'OTAN, devienne un pays neutre et la met en garde contre l'acceptation de la présence d'armes nucléaires ou de troupes occidentales sur son territoire.

Hoang Bach