Coupe du monde 2026 : le Japon, la Corée du Sud et l’opportunité pour l’Asie
Huit représentants asiatiques participeront à la Coupe du monde 2026 : le Japon a de fortes chances, la Corée du Sud se trouve dans un groupe abordable, et les nouveaux venus comme l’Ouzbékistan et la Jordanie affronteront les puissances européennes et sud-américaines.
Huit nations asiatiques participeront à la Coupe du Monde 2026 : le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Jordanie, l’Arabie saoudite et le Qatar. Le tirage au sort actuel de la phase de groupes offre un tableau contrasté : le Japon dispose de bases solides pour se qualifier, la Corée du Sud se trouve dans un groupe abordable, tandis que plusieurs autres équipes devront relever des défis de taille face à leurs rivaux traditionnels d’Europe et d’Amérique du Sud.
Japon : un socle de discipline, un groupe ouvert.
Le Japon a été la première équipe asiatique à se qualifier pour la Coupe du Monde 2026 et continue d'affirmer sa domination grâce à un style de jeu discipliné, bien organisé, rapide et physiquement puissant. Des joueurs européens expérimentés (Wataru Endo, Takefusa Kubo, etc.) permettent aux « Samouraïs Bleus » d'alterner avec aisance entre contre-attaques défensives et prise de contrôle du jeu selon les besoins.
Le Japon est dans le groupe F, où son principal rival est les Pays-Bas. Ce groupe comprend également un autre représentant européen issu des barrages, ainsi que la Suède, la Pologne, l'Albanie, l'Ukraine et la Tunisie (Afrique). Après avoir battu le Brésil, le Ghana et la Bolivie en matchs amicaux en octobre et novembre, cette équipe n'est pas intimidée par les Pays-Bas et est considérée comme légèrement plus forte que son autre adversaire européen, ainsi que que la Tunisie.
Corée du Sud : vitesse des ailes, pressing haut et un groupe A équilibré.
La Corée du Sud possède une base physique solide, une grande vitesse sur les ailes et un pressing intense pour les transitions offensives. Son Heung-min, Lee Kang-in et Hwang Hee-chan sont des joueurs clés en attaque, tandis que Kim Min-jae reste un pilier de la défense.
Comparée au Japon, la Corée du Sud se trouve dans le groupe A, considéré comme plus abordable, aux côtés du Mexique (pays hôte), de l'Afrique du Sud et d'une équipe issue des barrages européens (Danemark, Macédoine du Nord, République tchèque, République d'Irlande). Si elle maintient son pressing intense et sa précision en contre-attaque, ses chances de qualification pour la phase finale sont bien réelles.
Australie : pragmatisme, concurrence intense et un scénario propice au succès.
L'Australie privilégie le pragmatisme, la condition physique et la discipline défensive. Bien que son effectif actuel manque de joueurs vedettes, sous la direction de Tony Popovic, l'Australie a toujours fait preuve de résilience lors des matchs cruciaux. Des victoires importantes contre le Japon et l'Arabie saoudite ont posé les bases de sa qualification.
Dans le groupe D, aux côtés des États-Unis, pays hôte, du Paraguay et d'un représentant des barrages européens (Kosovo, Roumanie, Slovaquie, Turquie), l'Australie pourrait bâtir son plan pour aller de l'avant en se concentrant sur un bloc défensif serré, des transitions rapides et l'exploitation des coups de pied arrêtés.
Iran : une prouesse technique, visant la deuxième place du groupe.
L'Iran possède une solide expérience en Coupe du monde et un style de jeu axé sur la technique, la vitesse et le tacle. Mehdi Taremi est un joueur clé de son attaque.
Dans le groupe G, l'Iran affrontera la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l'Égypte. Le scénario le plus probable est une lutte pour la deuxième place, la Nouvelle-Zélande étant considérée comme un adversaire plus abordable, tandis que l'Égypte mettra à rude épreuve leur intensité et leur efficacité dans les moments cruciaux.
Arabie saoudite : beaucoup d’expérience, mais le groupe H est trop difficile à gravir.
L'Arabie saoudite a retrouvé la Coupe du monde 2026 après des qualifications asiatiques tendues, où elle a risqué de devoir disputer un barrage intercontinental avant d'échapper à ce sort grâce à une meilleure différence de buts lors des matchs à Djeddah.
Ils ont été placés dans le groupe H, face à l'Espagne et à l'Uruguay. Leurs chances de qualification sont donc minces. Parallèlement, le Cap-Vert, meilleure équipe du groupe de qualification africain malgré sa présence dans le même groupe que le Cameroun, fait figure d'outsider.
Qatar : privilégier le jeu bas, s'appuyer sur les coups de pied arrêtés.
Le Qatar conserve une partie de l'expérience acquise lors de la Coupe du monde 2022, mais globalement, son niveau reste bien en deçà de celui des meilleures équipes d'Europe et d'Amérique du Sud. La stratégie la plus judicieuse consiste à privilégier un bloc défensif bas, un jeu de transition rapide et une utilisation efficace des coups de pied arrêtés.
Dans le groupe B, la présence de deux représentants européens – dont une possible participation de l'Italie – ainsi que du Canada et de la Suisse réduit considérablement les chances du Qatar de se qualifier.
Ouzbékistan et Jordanie : De nouveaux venus ambitieux affrontent les « géants ».
L'Ouzbékistan et la Jordanie participent à leur première Coupe du monde. Leur combativité, leur énergie et leur détermination sont leurs plus grands atouts, mais l'écart d'expérience et d'intensité par rapport aux équipes à la riche tradition représente un défi de taille.
L'Ouzbékistan est dans le groupe K avec le Portugal et la Colombie ; la Jordanie est dans le groupe J face à l'Argentine de Lionel Messi, ainsi qu'à l'Algérie et à une équipe autrichienne en pleine ascension. L'objectif réaliste est de bien s'organiser, de contrôler le rythme du jeu et d'attendre les occasions de contre-attaquer pour faire la différence.
Irak : même s'ils parviennent à se qualifier pour les barrages intercontinentaux, le Groupe I restera un défi de taille.
Si l'Irak se qualifie pour la Ligue des Champions via les barrages intercontinentaux, il affrontera le Groupe I, composé notamment de la France de Kylian Mbappé, de la Norvège d'Erling Haaland et du Sénégal de Sadio Mané. Face à des adversaires aussi solides et de niveau comparable, une dernière place est une réelle possibilité, à moins d'un exploit de l'Irak.
Impact global : le Japon brille, la Corée du Sud a une chance ; le reste doit être perfectionné.
Au vu de la situation actuelle, le Japon possède un style de jeu et une expérience adaptés à l'environnement de la Coupe du Monde et ambitionne d'atteindre les huitièmes de finale. La Corée du Sud, quant à elle, se trouve dans un groupe équilibré et dispose d'opportunités tactiques à exploiter. Les autres équipes – l'Australie, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Qatar, ainsi que les deux nouveaux venus, l'Ouzbékistan et la Jordanie – et l'Irak, s'il participe, devront probablement faire preuve de discipline, de concentration et d'une efficacité maximale à chaque instant pour espérer se qualifier.