Les États-Unis développent une nouvelle classe de frégates dans le cadre de leur plan « Golden Fleet ».
Le secrétaire à la marine américaine, John Phelan, a annoncé que Huntington Ingalls Industries construirait une nouvelle classe de frégates, le premier navire devant être lancé en 2028, dans le cadre de l'architecture de la Golden Fleet visant à une force navale plus dispersée, une puissance de feu à plus longue portée et une plus grande capacité de survie face aux menaces de missiles antinavires.
Le 19 décembre, le secrétaire à la Marine américaine, John Phelan, a annoncé le projet de construction d'une nouvelle classe de frégates, confiée à Huntington Ingalls Industries (HII), le premier navire devant être lancé en 2028. Il s'agit de l'un des piliers de l'initiative « Golden Fleet », un nouveau modèle de flotte que la Marine américaine poursuit dans le but de moderniser ses forces d'ici 2040.
La nouvelle classe de frégates et son rôle dans la Flotte d'Or.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, John Phelan a confirmé que HII, le plus grand chantier naval militaire américain, sera chargé de la construction de la nouvelle classe de frégates. Le premier navire de cette classe devrait être lancé en 2028, marquant ainsi le début de la mise en œuvre de la nouvelle structure de la flotte.
D'après les informations communiquées par M. Phelan, cette nouvelle classe de frégates est conçue pour protéger les navires de plus grande taille contre les menaces aériennes et navales ennemies. Elle constituera ainsi la principale classe d'escorte, assurant une protection à moyenne portée aux groupes aéronavals, aux grands navires de surface et aux formations logistiques maritimes.
Le Wall Street Journal a cité un porte-parole de HII indiquant que l'entreprise est en discussion avec des partenaires internationaux concernant la possibilité de créer une coentreprise, ce qui permettrait d'accroître considérablement ses capacités de construction navale afin de soutenir son plan « Flotte d'or ». Cette collaboration vise à garantir que les capacités industrielles puissent répondre à des volumes de construction navale importants dans un délai relativement court.
Parallèlement à la nouvelle classe de frégates, le programme des navires de guerre de classe Constellation sera également accéléré. Selon certaines sources, les États-Unis devraient coopérer avec leurs alliés pour produire une version réduite de la « Flotte d'or », répondant aux besoins de l'US Navy et de l'OTAN. Des chantiers navals européens tels que Fincantieri et Naval Group sont cités comme partenaires potentiels.
Structure proposée de la Flotte d'Or.
D'après le secrétaire John Phelan, la « Flotte d'or » devrait comprendre au moins 49 nouveaux navires de soutien, dont des navires ravitailleurs et de transport. L'US Navy prévoit de demander un financement pour la construction de ces navires dans le budget 2026.
Outre cette nouvelle classe de frégates, l'US Navy prévoit également d'ajouter une autre classe de grands navires de surface à la « Flotte d'or », que Phelan a décrite comme « des navires imposants et magnifiques ». Selon certaines sources, la nouvelle structure de la flotte combinera des navires lourds avec des navires légers et moyens, ainsi qu'une classe de navires plus petits spécialisés dans les opérations côtières.
| Ingrédients principaux | Rôle prévu |
|---|---|
| Nouvelle classe de frégates | Protection des grands navires contre les aéronefs et les bâtiments de surface ennemis ; escorte des principaux groupes aéronavals. |
| Grand navire de guerre de surface (« grand et beau navire ») | Les cuirassés lourds, équipés de systèmes d'attaque à longue portée, augmentent les chances de survie face aux missiles antinavires. |
| Petits navires de combat côtiers | Opérations côtières, combats en grappes flexibles, appui à la reconnaissance, intervention rapide et opérations coordonnées de véhicules aériens sans pilote (UAV). |
| Au moins 49 navires de soutien | Ravitaillement en carburant, transport, soutien logistique et maintien d'une présence en mer. |
Ce modèle vise à rompre avec la structure traditionnelle basée sur les destroyers, les croiseurs et les porte-avions, pour privilégier une force dispersée et flexible, capable de mener des frappes de précision à longue portée et de maintenir une présence en zone ennemie. La flotte sera composée de petits groupes de navires, organisés en réseau et se soutenant mutuellement en matière de capteurs, de puissance de feu et de logistique.
Cuirassés de nouvelle génération et exigences techniques
Le navire amiral de nouvelle génération de la « Flotte d'or » est décrit comme étant nettement plus grand que les destroyers de classe Arleigh Burke ou les croiseurs de classe Ticonderoga actuellement en service. Ces navires devraient être dotés de systèmes de propulsion électrique intégrés, de coques renforcées, de systèmes radar avancés et de la capacité d'emporter des missiles hypersoniques à longue portée.
L'objectif est d'accroître la puissance de feu offensive tout en renforçant la capacité de survie face à des menaces telles que les missiles antinavires DF-21D et DF-26, ou les missiles balistiques hypersoniques lancés depuis des sous-marins. L'importance accordée à ces armes reflète le besoin de l'US Navy de disposer d'une classe de navires capables d'opérer dans un environnement à haut risque où les adversaires possèdent des capacités de frappe à longue portée contre des cibles maritimes.
En outre, la flotte comprend une classe de navires de combat côtiers plus petits, dotés de modules de mission et opérant de manière flexible en grappes. Ces navires devraient appuyer les missions de reconnaissance, d'intervention rapide et de coordination avec les véhicules de surface, sous-marins et aériens sans pilote.
Mise en œuvre de la stratégie et du calendrier politiques.
La « Flotte dorée », un nom inspiré des programmes de sécurité nationale mis en place sous la présidence de Donald Trump, fait désormais l'objet de discussions internes au sein de l'US Navy. Son objectif principal est de moderniser la flotte d'ici 2040, face à des exigences opérationnelles maritimes de plus en plus complexes.
Le chef de la Maison-Blanche aurait directement discuté de cette proposition avec les responsables de la marine américaine. Cela témoigne de l'intérêt que porte le pouvoir exécutif à cette nouvelle orientation stratégique pour la flotte, même si les détails de ces discussions n'ont pas été divulgués.
Le Congrès américain devrait examiner le projet de « Flotte d'or » début 2026, lorsque la Marine soumettra les documents-cadres sollicitant le financement de la phase de conception initiale. Les commissions de la Défense étudieront attentivement sa faisabilité, son rapport coût-efficacité et sa compatibilité avec les capacités industrielles américaines actuelles.
Impact sur la doctrine navale américaine
D'un point de vue stratégique, la « Golden Fleet » marque un tournant dans la doctrine navale américaine, faisant passer d'une structure de superpuissance fortement dépendante des porte-avions à une force diversifiée et dispersée, capable d'opérer en profondeur en territoire ennemi. Cette nouvelle force vise des capacités de frappe de précision à longue portée, une diversification des risques sur plusieurs plateformes et une résilience accrue face aux frappes préventives.
Cette approche devrait avoir un impact significatif sur les opérations interarmées, la logistique et les stratégies de déploiement des forces de l'ensemble des forces armées américaines au cours de la prochaine décennie. La restructuration de la flotte obligera la Marine à passer d'une conception axée sur la concentration de la puissance de feu autour de quelques grands groupes aéronavals à un modèle composé de multiples groupes plus petits et plus autonomes, capables de coordonner leur puissance de feu via un réseau.
À ce stade, la plupart des détails techniques concernant la nouvelle classe de frégates, de grands navires de surface et de bâtiments de combat littoral restent confidentiels. Les décisions relatives aux spécifications, au nombre d'unités et au calendrier de déploiement dépendront de l'examen budgétaire au Congrès, des capacités de l'industrie navale américaine et des conclusions des discussions avec les partenaires et alliés, comme l'indiquent diverses sources.