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Les négociations nucléaires américano-iraniennes se déplacent de manière inattendue à Oman.

Hoang Bach February 4, 2026 12:06

Suite aux déclarations fermes et aux pressions militaires de Washington, le processus de dialogue entre les États-Unis et l'Iran a pris un nouveau tournant avec le changement de lieu des négociations, du Turquie à Oman, alors que Téhéran envoie des signaux indiquant sa volonté de faire des concessions.

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La porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Leavitt, a déclaré que le président Donald Trump n'excluait toujours aucune option militaire concernant l'Iran. (Photo : AFP)

D'après des sources diplomatiques, le sommet visant à résoudre le problème du programme nucléaire iranien, initialement prévu le 6 février à Istanbul (Turquie), a été déplacé à Oman. L'administration Trump a approuvé cette demande de Téhéran afin de faciliter un dialogue plus constructif.

Le choix d’Oman – pays qui joue traditionnellement et jouit d’une excellente réputation en tant que médiateur dans la région – est perçu comme une volonté de réduire le tapage médiatique et de se concentrer sur le contenu approfondi des négociations.

Un aspect notable de ce cycle de négociations est l'implication directe de personnalités très influentes. Du côté américain, on retrouve l'envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et Jared Kushner, conseiller principal et gendre du président Donald Trump. Du côté iranien, la délégation est dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

En outre, des acteurs clés, notamment les ministres des Affaires étrangères du Qatar, d'Égypte, d'Arabie saoudite, de Turquie et des Émirats arabes unis, ont également été invités à participer afin de promouvoir la stabilité régionale globale.

Selon le Jerusalem Post, l'Iran a discrètement fait part aux médiateurs de sa volonté de discuter ouvertement de la question nucléaire, envisageant même des concessions importantes pour éviter un conflit militaire.

« Nous partageons l'avis du président Trump selon lequel il ne devrait pas y avoir d'armes nucléaires. C'est le fondement d'un bon accord », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Araghchi, lors d'une récente interview.

Cependant, la divergence quant à l’« étendue des négociations » demeure le principal obstacle. L’Iran souhaite limiter les discussions à la seule question nucléaire et exige la levée des sanctions économiques. De leur côté, les États-Unis insistent pour que la question des missiles balistiques et les activités des forces supplétives au Moyen-Orient restent à l’ordre du jour.

Bien que les marchés financiers aient réagi positivement (les prix du pétrole brut ont légèrement augmenté suite aux anticipations d'apaisement des tensions), les responsables israéliens et certains politiciens américains restaient sceptiques. Ils estimaient qu'il était très peu probable de parvenir immédiatement à un accord global.

Alors que les négociations s'apprêtaient à débuter, le Pentagone maintenait une forte présence militaire dans la région du Golfe avec le groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln.Cette pratique est perçue comme une tactique de « diplomatie de puissance » employée par l'administration Trump pour contraindre Téhéran à entamer des négociations assorties d'engagements plus concrets.

Hoang Bach