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Les États-Unis envisagent une action militaire contre l'Iran en attendant des signaux diplomatiques.

Hoang Bach February 19, 2026 10:08

Alors que le Pentagone a fait état d'une préparation à des frappes aériennes dès ce week-end, la Maison Blanche reste ouverte à la diplomatie et attend une proposition écrite formelle de Téhéran.

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Le 18 février, à Téhéran, une photo du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, fait la une d'un journal. La veille, l'Iran annonçait avoir conclu un accord avec les États-Unis à Genève sur les « principes directeurs » d'un accord de paix. Cependant, le vice-président américain déclarait que Téhéran n'avait pas encore accepté toutes les « lignes rouges » fixées par Washington. Photo : AFP

Selon TASS, citant CBS News le 19 février, des responsables de la sécurité nationale américaine ont informé le président Donald Trump que l'armée américaine est prête à d'éventuelles attaques contre l'Iran, peut-être dès samedi (21 février).

Cependant, des sources confirment que le président Trump « n'a pas encore pris de décision définitive ». La Maison-Blanche évalue actuellement avec soin les risques d'une escalade du conflit face aux conséquences politiques et militaires d'une retenue persistante.

CBS News a également noté que, même si l'armée est prête, le délai pour toute action concrète pourrait s'étendre au-delà de ce week-end, en fonction de l'évolution de la situation.

Cette décision intervient dans un contexte de renforcement de la présence militaire américaine dans la région. Selon Reuters, les forces américaines déployées au Moyen-Orient devraient avoir achevé leur déploiement d'ici la mi-mars.

Plus tôt, le 26 janvier, le président Trump avait annoncé qu'une « importante flotte » se dirigeait vers l'Iran, tout en exprimant l'espoir que Téhéran retournerait à la table des négociations pour parvenir à un accord « juste et équitable », impliquant l'abandon complet des armes nucléaires.

En réponse à ces initiatives, Téhéran a lancé un avertissement sévère : toute attaque contre l'Iran mettrait en péril l'ensemble de l'infrastructure militaire des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient.

Parallèlement aux mesures de dissuasion militaire, les voies diplomatiques restent actives. Reuters, citant des sources gouvernementales américaines, a rapporté que Washington s'attend à ce que les dirigeants iraniens soumettent prochainement une proposition écrite pour résoudre les différends.

Cette décision intervient peu après le deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran, qui s'est tenu à Genève, en Suisse, le 17 février, sous la médiation d'Oman.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que les négociations avaient permis de parvenir à un consensus sur plusieurs points, ouvrant la voie à leur intégration dans un futur projet d'accord nucléaire. Du côté américain, le vice-président J.D. Vance a également reconnu que les discussions s'étaient bien déroulées sur certains aspects, mais a souligné que Téhéran « n'est toujours pas prêt à accepter certains points essentiels » avancés par la Maison Blanche.

Afin de consolider sa position et de se coordonner avec ses alliés régionaux, le secrétaire d'État américain Marco Rubio devrait se rendre en Israël le 28 février pour s'entretenir avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Pour l'instant, ni Washington ni Téhéran n'ont annoncé la date et le lieu de la prochaine série de pourparlers.

Hoang Bach