Michael Carrick redonne vie à Man Utd : quand la simplicité triomphe du système complexe d'Amorim.
La série de six matchs sans défaite de Manchester United montre que la décision de Ruben Amorim d'abandonner la formation en 3-4-2-1 et de revenir au système en 4-2-3-1 a été un tournant qui a permis aux joueurs clés de briller.
Dans le monde du football, les solutions les plus complexes donnent parfois les pires résultats. À l'inverse, des décisions empreintes de bon sens peuvent redonner vie à un empire. Manchester United, sous la direction de Michael Carrick, en est un parfait exemple, avec une série de six matchs consécutifs sans défaite depuis son arrivée.
La libération du système en 4-2-3-1 et la résurgence de Diogo Dalot.
Au cœur de la révolution discrète opérée à Old Trafford se trouvait l'abandon courageux par Carrick du système 3-4-2-1 restrictif mis en place par son prédécesseur Ruben Amorim. Il ramena les « Red Devils » à leur système de prédilection, le 4-2-3-1, où les stars pouvaient évoluer à leurs postes de prédilection.
Diogo Dalot est l'exemple le plus frappant des erreurs de gestion d'effectif d'Amorim. Élu joueur de l'année de l'équipe lors de la saison 2023/24, le défenseur de 26 ans a sombré dans l'oubli lorsqu'il a été contraint d'évoluer comme piston sur les deux flancs. Ce rôle restrictif l'a privé de sa confiance et de son potentiel explosif.
Cependant, après seulement quelques semaines de collaboration avec Carrick, le défenseur à 18 millions de livres a connu une véritable renaissance depuis son retour à son poste de prédilection, latéral droit. Lors de la victoire contre Everton, Dalot a réalisé un sans-faute en tacles et dribbles, et s'est montré un élément moteur essentiel grâce à ses centres incisifs.

Benjamin Sesko : De « lutteur » à assassin de haut niveau
Une histoire similaire s'est déroulée avec Benjamin Sesko, la recrue phare à 74 millions de livres sterling. En octobre dernier, Ruben Amorim avait publiquement déclaré que l'attaquant slovène avait des difficultés à s'adapter à son nouvel environnement. Mais actuellement, les performances de Sesko laissent penser qu'il s'agit davantage d'un problème de gestion de l'entraîneur portugais que d'un manque de talent du joueur.
Sous la houlette de Carrick, Sesko enchaîne les buts avec une efficacité redoutable. Bien que n'étant pas titulaire indiscutable, le joueur de 22 ans a inscrit six de ses huit buts depuis le départ d'Amorim. Sa vitesse fulgurante et son sang-froid lors du but décisif contre Everton prouvent que Sesko n'a besoin que d'un système offensif direct pour libérer tout son potentiel de buteur.

Kobbie Mainoo et le cœur battant du milieu de terrain
Par ailleurs, il ne faut pas négliger Kobbie Mainoo. Ce jeune milieu de terrain semble métamorphosé depuis le retour au 4-2-3-1. Le fait de retrouver un poste en milieu axial, libéré des contraintes tactiques complexes, a permis au joueur de 20 ans de retrouver toute sa fluidité.
Avec une précision de passes atteignant 96 % et une maîtrise exceptionnelle du dribble, Mainoo prouve qu'il excelle dans un système de jeu équilibré. Carrick l'a bien compris : pour un jeune talent, la liberté de circulation du ballon est plus importante que de le contraindre à un rôle rigide.
En définitive, l'émergence de Dalot, Sesko et Mainoo prouve que les ajustements tactiques excessifs d'Amorim étaient une expérience infructueuse. Carrick n'avait pas besoin de créer des chefs-d'œuvre spectaculaires ; il a simplement remis les joueurs à leurs postes respectifs, permettant à une équipe auparavant désorganisée de retrouver un dynamisme inédit.