Les exportations norvégiennes de produits de la mer ont chuté à 13,8 milliards de couronnes norvégiennes en février 2026 en raison des pressions liées au taux de change.
Les exportations de produits de la mer de la Norvège ont chuté de 2 % en février 2026, marquant ainsi le deuxième mois consécutif de baisse, la demande américaine s'étant affaiblie et la monnaie locale s'étant renforcée.
D'après les derniers chiffres de l'Association norvégienne des produits de la mer (NSC), les exportations norvégiennes de produits de la mer ont atteint 13,8 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) en février 2026 (soit 1,43 milliard de dollars américains ou 1,23 milliard d'euros). Ce chiffre représente une baisse de 262 millions de NOK (environ 2 %) par rapport à la même période en 2025, marquant ainsi le deuxième mois consécutif de recul depuis le début de l'année.
Au cours des deux premiers mois de 2026, les exportations totales de produits de la mer de la Norvège ont atteint 28,5 milliards de couronnes norvégiennes (2,956 milliards de dollars américains), soit une baisse de 777 millions de couronnes norvégiennes par rapport à la même période de l'année précédente. Ce recul reflète les difficultés majeures auxquelles est confrontée l'industrie nordique des produits de la mer, notamment les fluctuations des taux de change et la réduction des quotas de pêche.

Pressions liées aux quotas et à une monnaie nationale forte.
Christian Chramer, PDG de NSC, a déclaré que la principale raison de la forte baisse de l'offre de crustacés et de poissons sauvages, due à la réduction des quotas, est la diminution brutale de l'offre. Par ailleurs, l'instabilité mondiale et les barrières commerciales font grimper les prix des produits, mais cette hausse ne suffit pas à compenser le déficit de production.
Notamment, le volume des exportations de cabillaud sauvage frais a chuté en février à son plus bas niveau depuis 2009. De même, les exportations de maquereau ont diminué de plus de moitié par rapport à l'année dernière. Le renforcement de la couronne norvégienne face aux principales devises a également réduit la compétitivité des produits norvégiens sur le marché international.
L'inversion des positions entre les marchés américain et chinois.
Le marché américain, destination cruciale, a connu un déclin record. En février 2026, la Norvège n'a exporté que pour 1 milliard de couronnes norvégiennes de produits de la mer vers les États-Unis, soit une baisse de 36 % (équivalant à 568 millions de couronnes norvégiennes) par rapport à la même période en 2025. Des produits phares tels que les filets de saumon frais, le crabe royal et le crabe des neiges ont tous enregistré des baisses significatives.
À l'inverse, la Chine s'impose comme un nouveau moteur de croissance. Les exportations vers ce pays très peuplé ont progressé de 54 %, atteignant une hausse de 430 millions de couronnes norvégiennes. Cette forte augmentation s'explique en partie par la demande de saumon durant le Nouvel An lunaire, les volumes exportés ayant atteint 11 512 tonnes, soit une augmentation de 126 %.
Détails des fluctuations de prix par catégorie de produits.
| Article | Poids (tonnes) | fluctuations de masse | Valeur (millions de NOK) | fluctuations de valeur |
|---|---|---|---|---|
| Saumon | 97 463 | +10% | 9 400 | +5% |
| Truite | 4 557 | -23% | 446 | -21% |
| Morue fraîche | 4 006 | -15% | 392 | Écurie |
| morue congelée | 1 690 | -66% | 176 | -57% |
| Maquereau | 8 311 | -56% | 423 | -31% |
| hareng | 44 475 | +67% | 703 | +40% |
Malgré une baisse de la valeur totale des exportations, le saumon demeure un pilier, atteignant 9,4 milliards de NOK. Cependant, le recul d'autres segments comme la morue et le maquereau exerce une pression sur l'ensemble de la filière. En particulier, le segment de la morue d'élevage représente désormais 29 % de la valeur des exportations de morue fraîche, tandis que la morue sauvage se raréfie en raison de quotas insuffisants.
Perspectives et défis à court terme
Les prévisions pour 2026 indiquent une intensification de la concurrence pour les matières premières, les entreprises s'efforçant de maintenir leur production face au durcissement continu des quotas. Le déplacement des chaînes d'approvisionnement de la Chine, principal centre de transformation des filets de cabillaud, vers d'autres pays comme le Vietnam, entraîne également des changements importants dans la structure du commerce mondial des produits de la mer.
Le hareng a constitué une rare lueur d'espoir, avec une hausse de 40 % de sa valeur. Au cours des deux premiers mois de l'année, la Norvège a capturé 170 000 tonnes de hareng, soit une augmentation de 64 % par rapport à la même période l'an dernier, contribuant ainsi à atténuer la pression sur la croissance du secteur de la pêche du pays.