Désastre de Zenica : l'Italie rate la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, l'empire de la FIGC s'effondre.
La défaite face à la Bosnie a signifié que l'Italie manquait la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, mettant en péril l'avenir de l'entraîneur Gattuso et du président de la FIGC, Gabriele Gravina.
Le choc de Zenica a officiellement plongé le football italien dans sa période la plus sombre. Après les échecs de Roberto Mancini et Luciano Spalletti, c'est au tour de Gennaro Gattuso d'être tenu pour responsable de la troisième absence consécutive des « Azzurri » en Coupe du monde.

L'effondrement de la fierté de l'ancien monarque.
La défaite face à la Bosnie n'était pas une simple défaite sur le terrain ; c'était un coup fatal porté à la fierté d'une nation de football qui avait remporté la Coupe du monde à quatre reprises. L'équipe nationale italienne est désormais paralysée, ayant manqué à plusieurs reprises le plus grand événement footballistique de la planète, une situation sans précédent dans l'histoire du football italien.
Lors de la conférence de presse d'après-match, le sélectionneur Gattuso n'a pas caché sa déception en évoquant les erreurs de ses joueurs. Les polémiques autour de la technologie sur la ligne de but et les réactions négatives des supporters n'ont fait que souligner davantage l'impuissance et l'impasse de la direction de la Squadra Azzurra.
Gabriele Gravina, la « branche de roseau » et l'indignation nationale.
La crise actuelle se concentre sur Gabriele Gravina, président de la Fédération italienne de football (FIGC) depuis 2018. À 72 ans, Gravina subit la plus forte pression à la démission de toute sa carrière. Bien qu'il se soit un jour comparé à un roseau résistant aux vents et aux tempêtes, le choc de Zenica transforme cette résistance en une véritable colère chez les supporters.
En revenant sur son parcours depuis 2018, Gravina a mené la FIGC à travers de nombreux défis, de la pandémie de Covid-19 à ses démêlés judiciaires personnels à Sulmona liés à l'affaire du « Livre ancien ». Cependant, la confiance politique n'a pas suffi à compenser ses erreurs professionnelles. La décision de maintenir sa confiance en Spalletti après l'EURO s'est avérée une erreur, menant à l'arrivée de Gattuso et à la situation actuelle.

L'avenir incertain du football italien
Malgré le soutien du président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, la réputation de Gravina est au plus bas. L'organisation conjointe de l'EURO 2032 représente une étape importante, mais les experts doutent qu'il soit encore apte à mener le football italien jusqu'à ce stade. Le football italien est en proie à un déclin technique et à une impasse au niveau de sa direction.
La défaite à Zenica n'a pas seulement été un revers sportif, mais aussi l'effondrement d'une conviction qui avait perduré pendant près d'une décennie. Un changement radical à la tête du football italien semble inévitable pour que celui-ci puisse véritablement renaître après ce désastre historique.