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Quatre astronautes de la NASA ont marché sur la Lune après plus d'un demi-siècle d'interruption.

Ma Hanh April 2, 2026 16:54

Plus d'un demi-siècle après l'âge d'or du programme Apollo, l'humanité a assisté au retour de l'orbite lunaire avec la mission Artemis II. Ce lancement réussi a non seulement mis fin à une longue interruption, mais a également marqué un tournant, inaugurant une ère nouvelle de développement scientifique et technologique mondial et ouvrant la voie à l'exploration spatiale.

Imprimerhistoire et « premières » sans précédent

Le 1er avril 2026 à 18h35, heure de l'Est (tôt le matin du 2 avril 2026 au Vietnam), depuis le Centre spatial Kennedy de la NASA, la fusée Space Launch System (SLS) a décollé, emportant quatre astronautes pour un voyage de dix jours autour de la Lune. Il s'agit de la première mission habitée au-delà de l'orbite terrestre depuis 1972 – la mission Apollo 17 qui a marqué la fin d'un âge d'or pour l'aérospatiale.

Bốn phi hành gia tham gia nhiệm vụ Artemis II. Ảnh AFP
Quatre astronautes ont participé à la mission Artemis II. Photo : AFP

L'équipage comprenait Reid Wiseman (États-Unis), commandant de mission. Ancien pilote de l'aéronavale, il a participé à de nombreuses missions de combat avant de rejoindre la NASA et possède une expérience des vols long-courriers à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Victor Glover (États-Unis) – pilote de la mission. Officier de marine possédant une vaste expérience des vols d'essai, Glover a participé à la mission Crew-1 de SpaceX et a passé plusieurs mois à bord de l'ISS. Il a également été le premier astronaute afro-américain à participer à une mission de longue durée sur l'ISS et entre désormais dans l'histoire comme la première personne de couleur à aller dans l'espace.

Christina Koch (États-Unis) - spécialiste de mission. Elle est l'une des astronautes les plus expérimentées de la NASA, détenant le record du plus long vol spatial effectué par une femme (328 jours consécutifs à bord de l'ISS).

Jeremy Hansen (Canada), spécialiste de mission, est un représentant de l'Agence spatiale canadienne. Il est un ancien pilote de chasse de l'Aviation royale canadienne.

Pour la première fois de l'histoire, un astronaute noir et une femme ont entrepris un voyage en orbite lunaire. Il s'agissait également du premier vol d'un astronaute non américain.

Comparée aux missions Apollo d'il y a plus de 50 ans, Artemis II représente un progrès technologique considérable. La fusée SLS la plus puissante jamais construite par la NASA a placé le vaisseau spatial Orion en orbite avec une sécurité et des capacités opérationnelles bien supérieures aux générations précédentes. De plus, le vaisseau Orion est équipé d'un système de survie de pointe, d'un système de contrôle précis et de technologies de communication avancées, notamment la transmission de données par laser.

L'une des particularités de cette mission est son orbite de « retour libre » : le vaisseau spatial contournera la face cachée de la Lune et reviendra automatiquement sur Terre grâce à la gravité. Cette orbite permettra à l'équipage d'établir un nouveau record de distance parcourue par des humains depuis la Terre, surpassant ainsi le record d'Apollo 13.

Mais ce n'est pas tout ; Artemis II a également marqué l'histoire avec la vitesse de rentrée atmosphérique la plus élevée jamais atteinte, dépassant les 40 000 km/h – un défi majeur pour la technologie des boucliers thermiques. Parallèlement, il s'agissait du premier vol habité du système SLS-Orion, ouvrant la voie à une série de missions de longue durée.

Sur le plan technologique, la différence entre Apollo et Artemis représente un bond en avant révolutionnaire. Alors que la capsule Apollo ne disposait que de 6,2 m³ pour trois personnes dans des conditions de vie rudimentaires, le vaisseau Orion d'Artemis II offre environ 9 m³ pour quatre astronautes, conçu de manière optimale pour tirer parti de l'apesanteur. Artemis II a notamment été la première mission à introduire un système de survie quasi complet dans l'espace lointain : une cuisine, une salle de sport et, surtout, un système sanitaire moderne et autonome. Ces améliorations ont non seulement optimisé la qualité de vie des astronautes, mais ont également constitué une préparation essentielle aux futures missions de longue durée.

Un tremplin pour l'avenir

Le succès d'Artemis II est non seulement symbolique, mais il jette également les bases de futurs progrès pour l'humanité. L'un des plus grands atouts d'Artemis II réside dans la validation de technologies, des systèmes de survie et de contrôle manuel à la capacité de communiquer dans l'espace lointain. Cette mission était cruciale avant le retour de l'homme sur la Lune lors des missions suivantes. Tout cela constitue un prérequis pour que l'humanité puisse entreprendre des vols plus longs et plus lointains, jusqu'à Mars, et découvrir la vie sur de nombreuses autres planètes.

La mission Artemis II a également ouvert la voie à une vaste coopération internationale. La participation du Canada, par l'intermédiaire de l'astronaute Jeremy Hansen, a démontré que l'espace n'est plus le domaine exclusif d'une seule nation. À l'avenir, les programmes de recherche spatiale seront le fruit d'un effort conjoint de nombreux pays, qui partageront leurs ressources, leurs technologies et leurs connaissances.

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Le Centre spatial Kennedy de la NASA, vu du ciel, est le site de lancement de la mission lunaire habitée. (Photo AFP)

Il est impossible d'ignorer les répercussions concrètes sur la vie sur Terre. L'histoire a démontré que les programmes spatiaux ont toujours conduit au développement d'un large éventail de technologies civiles, allant des nouveaux matériaux et de la biomédecine aux télécommunications. Artemis II, grâce à ses améliorations en matière de transmission de données laser et de systèmes de biosécurité, promet de continuer à créer des applications précieuses dans de nombreux domaines.

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La fusée Space Launch System (SLS) transportant le vaisseau spatial Orion. Photo : AFP

D'un autre point de vue, cette mission revêt également une puissante dimension inspirante. L'image de personnes de tous genres, de toutes couleurs de peau et de toutes nationalités se rendant sur la Lune véhicule un message d'avenir scientifique plus ouvert et équitable. Il ne s'agit pas seulement d'un voyage d'exploration spatiale, mais aussi d'un dépassement des limites de l'humanité. Parallèlement, les récits de cette aventure continueront d'inspirer les jeunes générations à se consacrer aux sciences, aux technologies et à la découverte.

Ma Hanh