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Une délégation iranienne se rend au Pakistan pour des entretiens avec les États-Unis : de nombreux obstacles majeurs subsistent.

Hoang Bach April 11, 2026 07:19

Le 11 avril, une délégation de responsables iraniens est arrivée à Islamabad, au Pakistan, afin de préparer des pourparlers de paix avec les États-Unis. Cependant, ce processus se heurte à de nombreux obstacles, Téhéran exigeant, avant toute discussion formelle, un cessez-le-feu au Liban et la levée du gel des avoirs.

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Habitants d'un quartier du centre de Téhéran, le 10 avril 2026. Photo : AFP

Une attitude prudente des deux côtés.

Cette activité diplomatique s'est déroulée alors que le vice-président américain J.D. Vance se rendait à Islamabad pour conduire une délégation américaine, comprenant Jared Kushner et l'envoyé spécial Steve Witkoff. Cet événement était censé ouvrir la voie à un accord de paix global pour le Moyen-Orient, après un cessez-le-feu de deux semaines conclu précédemment.

Toutefois, les deux parties ont fait preuve de prudence avant les négociations. S'adressant aux médias avant son voyage, le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que Washington était prêt à faire preuve de bonne volonté si l'Iran s'engageait dans des négociations de fond ; il a également mis en garde contre une position ferme si le processus était instrumentalisé.

Du côté iranien, le négociateur en chef et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également exprimé une position similaire. Les médias d'État iraniens ont rapporté que, dès son arrivée à Islamabad, M. Ghalibaf avait souligné que, malgré sa bonne volonté, Téhéran restait prudent en raison des échecs précédents des efforts diplomatiques avec Washington.

L’impasse libanaise et la position d’Israël

L'un des principaux obstacles actuellement est la condition préalable posée par l'Iran : l'exigence d'un cessez-le-feu au Liban et le déblocage de ses avoirs gelés.

La situation au Liban s'est compliquée après que l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a annoncé que Tel-Aviv refusait de discuter d'un accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah, une force qu'Israël considère comme un obstacle majeur à la paix bilatérale. Israël devrait tenir des discussions séparées avec le gouvernement libanais à Washington la semaine prochaine.

Les autorités libanaises affirment que les affrontements des dernières semaines ont fait de nombreuses victimes, avec plus de 1 950 morts. Notamment, les frappes aériennes se sont poursuivies, tuant plus de 350 personnes dès le premier jour du cessez-le-feu américano-iranien, Israël ayant insisté sur le fait que l'accord ne couvrait pas le front libanais.

Le caractère décisif du cycle de négociations

Commentant les efforts diplomatiques en cours, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a qualifié le processus de complexe. « Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé, mais la phase la plus difficile reste à venir : parvenir à un cessez-le-feu durable et résoudre les problèmes complexes par la négociation. C’est la phase décisive », a déclaré M. Sharif.

Outre les questions militaires, la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz – voie de transit pour un cinquième du pétrole mondial – sera également au cœur des discussions. Le président américain Donald Trump a déclaré que la priorité absolue de Washington à Islamabad était la prévention de la prolifération nucléaire et s'est engagé à garantir au plus vite la sécurité du passage dans ce détroit stratégique.

Des sources diplomatiques indiquent que les discussions à venir porteront sur un large éventail de sujets sensibles, allant du programme d'enrichissement d'uranium iranien à la liberté du commerce maritime. Actuellement, les autorités d'Islamabad ont renforcé la sécurité autour de l'hôtel Serena – lieu prévu pour les pourparlers – afin de garantir des conditions optimales pour cet important événement diplomatique.

Hoang Bach