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Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient, tandis qu'Israël et le Liban atteignent un tournant historique ?

Hoang Bach April 15, 2026 09:27

Les efforts diplomatiques déployés dans le cadre de la diplomatie de navette envoient des signaux positifs malgré la situation toujours instable au Moyen-Orient. La possibilité d'une reprise des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran est bien réelle, parallèlement à l'accord récent entre Israël et le Liban pour entamer un dialogue direct.

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Le 12 avril 2026, à Islamabad, un habitant suit les informations sur les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran dans un kiosque à journaux en bord de route. Photo : AFP

Opportunités de reprise des négociations entre les États-Unis et l'Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré que les pourparlers de paix entre Washington et Téhéran pourraient reprendre dès cette semaine. Dans une interview accordée au New York Post, M. Trump a indiqué qu'une nouvelle série de négociations pourrait avoir lieu au Pakistan « dans les deux prochains jours ».

Cette décision intervient après des informations selon lesquelles des responsables iraniens auraient pris l'initiative de contacter les autorités afin de parvenir à un accord.

Au cœur de tout effort diplomatique entre les États-Unis et l'Iran demeure aujourd'hui le profond désaccord concernant le programme nucléaire iranien. Washington aurait exigé que l'Iran suspende son programme d'enrichissement d'uranium pendant 20 ans, tandis que Téhéran n'a proposé qu'un moratoire de cinq ans, proposition rejetée par les États-Unis.

Le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran reste en vigueur, constituant un fondement important pour les négociations. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné qu'il n'existe « pas de solution militaire » au conflit actuel et a appelé toutes les parties à faire preuve d'un « engagement constant et d'une volonté politique manifeste ».

Des sources haut placées au Pakistan ont également confirmé qu'Islamabad s'efforce de jouer un rôle de médiateur et de ramener les États-Unis et l'Iran à la table des négociations pour un deuxième cycle de pourparlers.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou était prêt à soutenir le stockage sûr de l'uranium enrichi iranien dans le cadre d'un accord de paix.

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Une femme passe devant une affiche représentant le défunt guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, dans une rue de Téhéran, le 11 avril 2026. Photo : AFP

Progrès diplomatiques entre Israël et le Liban

Dans le même temps, une avancée diplomatique rare s'est produite lorsqu'Israël et le Liban ont convenu de tenir des pourparlers directs à la suite d'une réunion à Washington. Il s'agissait des premières discussions directes de haut niveau entre les deux pays, officiellement en guerre depuis des décennies, depuis 1993.

La réunion s'est déroulée sous l'égide du secrétaire d'État américain Marco Rubio, en présence des ambassadeurs israélien et libanais aux États-Unis. Le département d'État américain a qualifié les discussions de « productives » et les parties ont convenu d'entamer des négociations en personne à une date et un lieu qui restent à définir.

Le président libanais Joseph Aoun a exprimé l'espoir que ces pourparlers marqueraient « le début de la fin des souffrances du peuple libanais ». L'ambassadrice du Liban, Nada Hamadeh Moawad, a qualifié la réunion de « constructive » et a souligné qu'un cessez-le-feu était la priorité absolue.

Par ailleurs, l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter a déclaré que les deux pays partagent l'objectif de libérer le Liban du contrôle du Hezbollah. Israël contrôle actuellement plusieurs zones du sud du Liban et rejette fermement tout cessez-le-feu tant que le Hezbollah n'est pas éliminé.

Le Hezbollah s'est notamment fermement opposé à ces négociations. Dès le début de la réunion à Washington, le groupe armé a lancé des roquettes sur plus d'une douzaine de villes du nord d'Israël.

Pression économique accrue

Malgré les progrès diplomatiques, les États-Unis continuent d'accroître la pression sur l'Iran par le biais d'un blocus maritime. Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré que ces mesures s'appliquent aux « navires de toutes les nations entrant et sortant des ports et zones côtières iraniens ».

Le commandement militaire iranien a qualifié le blocus d’« acte de piraterie » et a mis en garde contre de fortes représailles contre le détroit d’Ormuz.

La Chine a également critiqué le confinement, le qualifiant de « dangereux et irresponsable ».

Parallèlement aux pressions militaires, le département du Trésor américain a confirmé qu'il ne prolongerait pas l'allègement temporaire des sanctions sur le pétrole iranien.

Les signaux diplomatiques positifs ont immédiatement eu un impact sur les marchés mondiaux. Les marchés boursiers ont progressé de manière généralisée, portés par l'espoir d'un accord mettant fin à la guerre et rouvrant les voies maritimes vitales.

Les cours internationaux du pétrole brut ont également connu un repli : le Brent de la mer du Nord est tombé à 94,79 dollars le baril, tandis que le WTI a reculé à 91,28 dollars le baril.

Les observateurs estiment que la situation au Moyen-Orient dans les prochains jours dépendra largement de l'issue de ces dialogues parallèles. Les ministres des Affaires étrangères de 17 pays, dont le Royaume-Uni et la France, ont unanimement appelé toutes les parties à saisir cette occasion unique d'instaurer une sécurité et une paix durables dans la région.

Hoang Bach