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Eo biển Hormuz: Khôi phục dòng chảy dầu mới là vấn đề lớn

États-Unis Russie April 21, 2026 11:39

Ngay cả khi tiếng súng ngưng hẳn, dòng chảy năng lượng qua Eo biển Hormuz sẽ phải mất hàng tháng, thậm chí hàng năm, để trở lại mức trước cuộc xung đột.

Xung đột đã làm tê liệt hoạt động vận chuyển hàng hóa ở eo biển Hormuz, và hiện tại càng nghiêm trọng hơn nữa khi Mỹ phong tỏa Hormuz. Ảnh: AFP
Xung đột đã làm tê liệt hoạt động vận chuyển hàng hóa ở Eo biển Hormuz. Ảnh: AFP

Selon Reuters, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz plongent les marchés de l'énergie dans l'incertitude. Or, une chose est sûre : même si les combats cessent, il faudra des mois, voire des années, pour que les flux énergétiques transitant par cette voie maritime vitale retrouvent leur niveau d'avant le conflit.

Depuis le début de la campagne aérienne conjointe américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, le détroit d'Ormuz, point de transit pour un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, est quasiment paralysé. De ce fait, environ 13 millions de barils de pétrole et 300 millions de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL) sont bloqués chaque jour dans le Golfe. Cette situation a contraint les producteurs à fermer des champs pétroliers et des raffineries, fragilisant ainsi les économies de l'Asie à l'Europe.

Le rythme de la reprise dépend non seulement des mesures diplomatiques prises entre Washington et Téhéran, mais aussi de la logistique, de l'assurance maritime, des taux de fret et de la propension des armateurs à prendre des risques.

D'après les données du cabinet d'analyse Kpler, les premiers navires à quitter le golfe Persique seront environ 260 navires actuellement ancrés dans la région, transportant 170 millions de barils de pétrole et 1,2 million de tonnes de GNL. La majeure partie de cette cargaison sera à destination de l'Asie, marché qui consomme 80 % du pétrole et 90 % du GNL provenant du golfe Persique.

Lorsque ces navires partiront, plus de 300 navires vides, en attente dans le golfe d'Oman, se dirigeront vers d'importants ports de chargement tels que Ras Tanura (Arabie saoudite) ou Bassorah (Irak). Leur mission urgente est de libérer les capacités de stockage terrestres saturées par la fermeture du détroit. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les réserves commerciales de pétrole dans le Golfe s'élèvent actuellement à environ 262 millions de barils, soit l'équivalent de 20 jours de production interrompue.

Même dans le scénario le plus optimiste, le rééquilibrage de la flotte maritime mondiale et le retour à la normale de l'activité portuaire du Golfe prendront au moins 8 à 12 semaines.

Avec la reprise progressive du transport maritime, les grands acteurs comme Saudi Aramco et ADNOC (Émirats arabes unis) devront relever le défi de la remise en service des mines et des usines à l'arrêt. Ce processus exige une coordination complexe, notamment le retour dans la région de milliers de personnels qualifiés et de sous-traitants qui avaient été évacués en raison du conflit.

Il convient de noter que les infrastructures stratégiques endommagées, comme le terminal GNL de Ras Laffan au Qatar (qui a perdu 17 % de sa capacité), pourraient nécessiter jusqu'à cinq ans de réparation. Certains puits de pétrole plus anciens et plus complexes en Irak et au Koweït pourraient ne jamais retrouver leurs niveaux de production antérieurs.

Même en cas de succès des négociations de paix, la perspective d'un retour aux niveaux d'approvisionnement énergétique d'avant le conflit reste lointaine. Le forage de nouveaux puits pour compenser les déficits de production prendrait au moins un an et nécessiterait une amélioration durable des conditions de sécurité.

Le détroit d'Ormuz sera peut-être bientôt géographiquement ouvert, mais pour que cette artère vitale fonctionne véritablement sans problème pour l'économie mondiale, le monde devra patienter encore de nombreuses années.

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