Les États-Unis et l'Iran échangent des coups de poing après l'attaque d'un cargo.
Le matin du 27 juin, la tension restait vive au Moyen-Orient, les forces armées américaines et le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) menant des frappes aériennes réciproques. Cette situation met en péril l'accord de cessez-le-feu entre les deux camps.

Selon le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), les forces américaines ont bombardé plusieurs dépôts de missiles, drones et stations radar côtières en Iran. Cette opération est perçue comme une riposte immédiate aux accusations de Washington selon lesquelles Téhéran aurait attaqué un navire commercial traversant le détroit d'Ormuz.
Les États-Unis ont affirmé que l'attaque iranienne constituait une « violation flagrante » de l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis près de quatre mois.
Peu après, la télévision d'État iranienne a diffusé un communiqué des Gardiens de la révolution confirmant avoir attaqué des cibles américaines dans le golfe Persique en représailles. Le groupe a averti que la riposte serait « plus importante » si les actions militaires américaines se poursuivaient.
Face au risque d'escalade du conflit, les autorités américaines ont lancé des appels fermes. Le président Donald Trump et le vice-président JD Vance ont tous deux condamné l'attaque contre le cargo. M. Vance a souligné que Washington respecte toujours l'accord de cessez-le-feu, mais a averti que tout acte de violence entraînerait une riposte proportionnée.
Cet incident a suscité des inquiétudes quant à la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de transit stratégique pour environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Malgré les risques sécuritaires, le commerce dans la région se poursuit, contribuant à la baisse des prix mondiaux du pétrole, dans l'attente d'une reprise rapide et stable du trafic maritime.
Face à l'escalade des tensions, des efforts diplomatiques sont menés en parallèle. À Washington, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, accompagné d'envoyés israéliens et libanais, a signé un accord-cadre visant à instaurer la paix, malgré l'opposition du Hezbollah.

Le même jour, concernant les négociations nucléaires, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a souligné que toute solution globale entre les États-Unis et l'Iran devra à l'avenir s'accompagner d'un système de surveillance strict afin de garantir que le programme nucléaire de Téhéran soit conforme aux réglementations internationales.