Le conflit avec l'Iran a entraîné une forte diminution de l'arsenal de missiles américain.
Le conflit prolongé avec l'Iran représente un défi majeur pour l'armée américaine, alors que ses réserves de missiles diminuent rapidement. Des rapports internes indiquent que la pénurie de munitions antiaériennes pourrait avoir un impact direct sur les décisions stratégiques du Pentagone dans un avenir proche.

Selon RIA NovostiSelon CNN, les forces armées américaines ont épuisé près de 80 % de leurs missiles intercepteurs, un élément clé de leur système de défense. Cette épuisement est survenu principalement dans un contexte d'escalade du conflit avec l'Iran. De hauts responsables militaires américains ont lancé à plusieurs reprises des avertissements urgents, affirmant que les réserves de missiles des États-Unis sont à un niveau dangereusement bas.
Les dernières statistiques dressent un tableau similaire concernant l'arsenal. Depuis le début des hostilités, l'armée américaine a utilisé environ 80 % des munitions antiaériennes destinées au système THAAD. Parallèlement, les stocks de munitions pour le système de défense aérienne Patriot ont également diminué de près de moitié par rapport à la période de paix. Cette situation contraint les responsables de la défense à revoir leur stratégie globale d'allocation des armements.
Le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) a indiqué que, durant la période d'affrontement direct du 27 février au 27 juillet, l'armée américaine a tiré entre 1 500 et 1 600 missiles Patriot. Les forces de défense aérienne ont également lancé environ 200 missiles intercepteurs THAAD pour protéger les cibles prioritaires.
Ce déploiement massif a considérablement réduit la taille des stocks d'armements stratégiques. Les stocks de missiles Patriot ont drastiquement diminué, passant de 2 300 à seulement 760 à 830 missiles. De même, les stocks de THAAD ont diminué de 452 à 234 à 278 missiles. Ces chiffres illustrent clairement l'insuffisance des capacités de défense de Washington face aux menaces potentielles.
Fin juillet, l'Associated Press a rapporté que le chef d'état-major des armées, le général Dan Cain, avait informé directement le président Donald Trump de la situation. Il a souligné que l'état actuel des stocks de munitions limitait considérablement les options militaires de Washington face à Téhéran.
Malgré les informations relayées par les médias américains, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a catégoriquement nié toute crise des armements. Réagissant aux chiffres publiés par la presse, M. Hegseth a écrit sur les réseaux sociaux le 4 août que ces titres étaient totalement faux.
Plus tôt dans la journée, les médias avaient cité des sources anonymes faisant état du malaise qui régnait parmi les commandants militaires. Ces sources affirmaient que la principale raison de la diminution des équipements militaires était la confrontation avec l'Iran. Cependant, le président Trump avait auparavant démenti des allégations similaires, déclarant que le manque de munitions antiaériennes était la raison pour laquelle la Maison-Blanche refusait de reprendre des opérations militaires d'envergure contre l'Iran.