Trois nouveaux points sont abordés dans le projet d'amendement à la loi sur le mariage et la famille.

August 13, 2013 14:37

(Baonghean) - Lors d'une récente conférence de presse, le comité de rédaction de la loi modifiant et complétant la loi sur le mariage et la famille a annoncé que la loi sur le mariage et la famille serait bientôt complétée par plusieurs articles, dont trois tout nouveaux :

1. Abroger le règlement interdisant le mariage entre personnes de même sexe.

2. Il n'est pas nécessaire de saisir le tribunal si les deux époux consentent au divorce.

3. Compléter la réglementation relative à l'autorisation de la gestation pour autrui à des fins humanitaires.

Ces trois points ont été considérés par le comité de rédaction comme une avancée majeure en matière de sensibilisation et une approche audacieuse des nouvelles problématiques soulevées par la loi amendée, notamment en ce qui concerne le mariage entre personnes de même sexe.

Le comité de rédaction propose d'abroger les dispositions de l'article 10, paragraphe 5, de la loi actuelle sur le mariage et la famille. En conséquence, l'État ne reconnaît pas le mariage entre personnes de même sexe, mais ne l'interdit pas non plus.

Cela signifie que les couples de même sexe peuvent vivre ensemble comme mari et femme, et l'État ne considère pas cela comme illégal. Ces couples ont les mêmes obligations et bénéficient des mêmes droits que les couples hétérosexuels, sans discrimination. Pourquoi la loi l'autorise-t-elle, mais l'État ne la reconnaît-il pas ? Il s'agit de faire évoluer les mentalités et de modifier les coutumes et traditions ancestrales de la nation concernant le mariage et la famille.

La prudence de l'État est nécessaire pour garantir que les changements soient adaptés au niveau de compréhension général, éviter tout choc public et s'inscrire dans le contexte de notre développement socio-économique actuel. Comme chacun sait, sur près de 200 pays dans le monde, seuls 11 reconnaissent actuellement le mariage entre personnes de même sexe. Même en France, pays à la civilisation si développée, cette question demeure très controversée et ne fait pas l'objet d'un consensus public.

Aux États-Unis, tous les États n'ont pas encore légalisé le mariage entre personnes de même sexe. Aucun pays d'Asie n'a encore inscrit cette question dans sa législation. Cela démontre que notre loi modifiée sur le mariage et la famille représente un progrès considérable, bien en avance sur de nombreux autres pays en matière de reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe. Notre pays compte environ 90 millions d'habitants, dont environ 3 % sont homosexuels ou transgenres. Cela signifie qu'environ 3 millions de personnes ne sont pas interdites par la loi ; elles peuvent donc choisir un partenaire et vivre ensemble, s'affranchissant ainsi des contraintes des conceptions traditionnelles et s'épanouissant pleinement dans leur quête du bonheur. Ceci confirme la dimension humanitaire de cette modification de la loi.

La loi modifiée sur le mariage et la famille aborde également la question du divorce par consentement mutuel, précisant qu'il ne requiert pas d'audience. De manière générale, les tribunaux existent pour résoudre les conflits et les litiges. En l'absence de conflit ou de litige entre époux, il est donc logique de ne pas saisir les tribunaux.

Lorsqu'un couple divorce par consentement mutuel, sans contestation relative aux biens ou à la garde des enfants, il suffit de se présenter à l'état civil de leur lieu de résidence. C'est tout ! N'est-ce pas trop simple ? Rassurez-vous, après un divorce à l'amiable, si des problèmes, conflits ou litiges nécessitant une intervention judiciaire surviennent, le tribunal traitera l'affaire comme un litige civil entre particuliers. Cela dit, puisque le couple a divorcé sans passer par le tribunal, nous pouvons être certains qu'il saura gérer la situation sereinement, sans complications post-divorce.

Lorsque la science influence la vie, de nouveaux problèmes surgissent ! L’un d’eux, qui requiert une attention juridique, est la gestation pour autrui. Celle-ci peut être pratiquée à des fins humanitaires, mais aussi à des fins commerciales. La loi doit donc faire preuve de discernement pour distinguer ces deux finalités au sein d’une même législation. Selon le Comité de rédaction de la réforme législative, la loi intégrera des dispositions visant à soutenir la gestation pour autrui à des fins humanitaires, tout en adoptant des mesures pour prévenir et dissuader la gestation pour autrui à des fins commerciales.

En octobre prochain, la loi amendée et complétée sur le mariage et la famille, ainsi que ses nouvelles dispositions, seront débattues et adoptées lors de la session de l'Assemblée nationale. Dès à présent, il est conseillé à chacun d'étudier attentivement cette loi et de faire part de ses précieux commentaires avant son entrée en vigueur.


Thach Quy