La Station spatiale internationale est pleine de bactéries.

October 28, 2015 15:18

Une étude menée par la NASA (Agence spatiale américaine) indique que des agents pathogènes prospèrent à bord de la Station spatiale internationale.

 Các nhà khoa học tìm thấy nhiều tác nhân gây bệnh trong mẫu bụi của Trạm Vũ trụ Quốc tế. Ảnh: NASA.
Des scientifiques ont découvert de nombreux agents pathogènes dans des échantillons de poussière provenant de la Station spatiale internationale. Photo : NASA.

Malgré son orbite à près de 400 km d'altitude, la Station spatiale internationale (ISS) devient un terrain propice à la prolifération de bactéries pathogènes provenant de la Terre. Celles-ci semblent se développer dans l'environnement unique de leur nouvelle demeure, caractérisé par la microgravité, les radiations cosmiques, les niveaux élevés de CO2 et la présence humaine constante depuis près de 15 ans.

L'analyse d'échantillons de poussière prélevés sur des satellites a révélé que les actinobactéries, un type de bactéries présentes sur la peau humaine, constituent une part importante de la population bactérienne à bord de l'ISS. Les chercheurs ont également identifié deux groupes d'agents pathogènes potentiellement infectieux dans ces échantillons, mais le rapport n'évoque ni la toxicité de ces bactéries en milieu clos, ni le risque d'infection pour l'équipage.

Les conclusions de cette étude pourraient entraîner un renforcement des règles d'hygiène à bord de l'ISS et fournir des enseignements précieux pour les vols spatiaux de longue durée, comme ceux destinés à Mars. Selon le Dr Venkateswaran, microbiologiste, la compréhension de la nature des populations bactériennes est essentielle à la gestion de la santé des astronautes et à la maintenance des équipements.

Des scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la NASA utilisent les technologies de séquençage ADN les plus récentes pour identifier rapidement et précisément les micro-organismes présents à bord de l'ISS. Ils prélèvent des échantillons d'air et de poussière filtrés dans des sacs sous vide, puis les comparent à ceux de « salles blanches » — des salles stérilisées sur Terre conçues pour réduire les niveaux de contamination du matériel envoyé dans l'espace.

L'équipe de recherche a analysé des échantillons d'organisation microbienne et coloré leurs cellules afin de déterminer si elles étaient vivantes ou mortes. Cela leur a permis de mesurer la taille et la diversité des populations bactériennes et fongiques survivantes, ainsi que de déterminer dans quelle mesure les conditions des salles blanches sur Terre étaient proches de l'environnement de l'ISS.

Selon VnExpress

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