Pour empêcher la manipulation des méthodes pédagogiques innovantes.
(Baonghean) - La recherche scientifique et la compilation d'expériences pédagogiques innovantes sont des activités extrêmement importantes dans les écoles...
(Baonghean) - La recherche scientifique et la collecte d'expériences pédagogiques innovantes constituent des activités essentielles dans les établissements scolaires de tous niveaux. Au fil des ans, ces activités ont permis d'obtenir des résultats encourageants. Le nombre et la qualité des expériences pédagogiques innovantes soumises au classement départemental n'ont cessé de progresser. Les projets primés au concours provincial d'innovation scientifique et technologique représentent une part importante du nombre total de candidatures de la province. Toutefois, malgré ces réussites, cette activité présente encore certaines limites et lacunes qu'il convient d'identifier et de corriger.
Actuellement, la rédaction de rapports de partage d'expérience est généralisée dans de nombreux établissements scolaires. Les enseignants nouvellement embauchés, même ceux sous contrat pour la première année, sont tenus d'en rédiger. Cependant, leur manque d'expérience professionnelle et pratique rend cette tâche particulièrement difficile. C'est pourquoi de nombreux étudiants en sciences de l'éducation, fraîchement diplômés, se concentrent sur la collecte et la préparation de rapports de partage d'expérience pertinents à leur domaine d'études, provenant de diverses sources, afin de pouvoir les utiliser ultérieurement.
Dès le début de leur carrière, de nombreux enseignants se retrouvent, souvent involontairement, à devoir rédiger des rapports d'expérience. En l'absence de réglementation précise quant aux personnes chargées de ces rédactions, certaines enseignantes en congé de maternité de plus d'un semestre sont également tenues de les rédiger. De plus, les rapports d'expérience par groupe d'enseignants et par département sont soumis annuellement. Par conséquent, au cours d'une même année scolaire, certains enseignants doivent rédiger deux rapports d'expérience pour satisfaire aux exigences : un pour eux-mêmes et un pour leur groupe/département, selon un système de rotation. Cette situation a engendré une recrudescence du plagiat et un manque de rigueur dans la rédaction de ces rapports. Le simple fait de « recopier » des rapports d'expérience d'autres districts ou provinces et de les adapter aux informations est considéré comme une tâche essentielle de l'année scolaire.
Pour atténuer cette situation, il serait peut-être nécessaire d'établir des règles précises et strictes concernant les personnes tenues de rédiger et de synthétiser leurs meilleures pratiques. Ces règles devraient tenir compte de l'ancienneté et être liées aux récompenses de fin d'année pour chaque enseignant, groupe/équipe pédagogique et unité scolaire. De plus, il conviendrait d'exiger l'enregistrement du titre du projet de meilleure pratique en début d'année scolaire.
Parallèlement, un conseil d'évaluation des méthodes pédagogiques innovantes est mis en place au niveau de l'établissement scolaire dès le début de l'année scolaire afin d'établir un plan de suivi et d'évaluation de leur mise en œuvre à chaque étape. Pour les conseils d'évaluation des méthodes pédagogiques innovantes au niveau du district, à tous les niveaux, un plan doit être rapidement élaboré pour compiler des statistiques sur les méthodes pédagogiques innovantes ayant atteint les niveaux 3 et 4 les années scolaires précédentes, classées par matière et par auteur, afin d'éviter que certains collègues expérimentés ne réutilisent indûment des méthodes pédagogiques innovantes déjà approuvées. Le ministère de l'Éducation et de la Formation doit enjoindre les établissements scolaires à examiner attentivement les performances des administrateurs, enseignants et personnels dont les méthodes pédagogiques innovantes ne sont pas classées en raison de plagiat, de duplication ou de copies sur Internet. La sanction minimale devrait être le retrait de toute prime d'excellence annuelle pour ces personnes.
En réalité, pour rédiger un rapport de partage d'expériences véritablement utile et applicable concrètement, l'auteur doit consacrer un effort intellectuel considérable à la recherche et à la réflexion. De nombreux rapports de partage d'expériences classés aux niveaux 3 et même 4 au niveau provincial sont très appréciés, mais la reconnaissance de leurs auteurs et, surtout, leur diffusion et leur application restent très limitées. Il est suggéré que le ministère de l'Éducation et de la Formation s'attache particulièrement à promouvoir la diffusion et l'application de rapports de partage d'expériences à valeur pratique, adaptés aux spécificités de chaque région. Cela pourrait impliquer l'organisation d'ateliers et la présentation de rapports exemplaires sur le partage d'expériences dans tout le district ; la compilation et la publication d'un recueil de rapports de partage d'expériences de haute qualité et à large applicabilité, servant de ressource aux écoles pour des ateliers spécialisés.
Vu Phong (Muong Xen, Ky Son)