Des fossiles d'oiseaux vieux de 90 millions d'années aident à prédire l'avenir de la Terre.
Des scientifiques ont découvert dans l'Arctique canadien le fossile, vieux de 90 millions d'années, d'une nouvelle espèce d'oiseau dont l'envergure dépasse un mètre et qui possède des dents acérées.
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| Un fossile d'oiseau vieux de 90 millions d'années a été découvert dans l'Arctique canadien. Photo : Michael Osadciw. |
Une équipe de géologues de l'Université de Rochester, aux États-Unis, a découvert dans l'Arctique canadien le fossile d'une nouvelle espèce d'oiseau vieux de 90 millions d'années, rapporte Business Insider. Cet oiseau, baptisé Tingmiatornis arctica, est l'une des plus anciennes espèces d'oiseaux jamais découvertes dans l'hémisphère nord.
Le squelette de Tingmiatornis arctica révèle qu'il ressemblait à un hybride entre une mouette et un cormoran, avec une envergure de plus d'un mètre. De plus, cet oiseau possédait des dents acérées et des caractéristiques lui permettant de plonger sous l'eau.
Le fossile de Tingmiatornis arctica a été découvert sur une coulée de lave formée après de nombreuses éruptions volcaniques. Les volcans rejettent du dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre, provoquant l'effet de serre et le réchauffement climatique, créant ainsi des conditions propices au développement de cette espèce d'oiseau.
« Des facteurs écologiques tels que les sources de nourriture, les milieux d'eau douce et un climat chaud ont fait de cette région un excellent habitat pour Tingmiatornis arctica », explique John Tarduno, directeur du département des sciences de l'environnement et de la Terre de l'université de Rochester.
Cette nouvelle espèce d'oiseau contribue à mieux comprendre l'écosystème qui existait il y a 93,9 à 89,8 millions d'années dans l'Arctique canadien. Les températures y étaient alors très différentes de celles d'aujourd'hui.
« Les fossiles nous montrent à quoi le monde aurait ressemblé sans la glace arctique », a déclaré Richard Bono, doctorant au Département des sciences de l'environnement et de la Terre de l'Université de Rochester.
Cette découverte permettra d'obtenir des informations supplémentaires sur le phénomène de réchauffement climatique qui se produisait à cette époque, ainsi que des prévisions sur les changements climatiques futurs sur Terre.
Selon VNE
