Les critiques formalistes au sein du Parti mèneront à la dégradation personnelle.
Le professeur associé Ho Tan Sang soutient que la critique et l'autocritique sont encore largement formalistes, ce qui conduit au déclin des individus.
Le Politburo a émis des directives relatives à l'autocritique et à la critique dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution n° 4 du XIIe Comité central. En février prochain, le Politburo prévoit de constituer des équipes d'inspection chargées de contrôler l'application de cette résolution et de désigner des membres du Politburo pour participer directement aux séances d'autocritique et de critique organisées au sein de plusieurs comités et organisations du Parti, et pour les superviser. Toujours en février, toutes les organisations du Parti relevant directement du Comité central devront mener à bien cette séance d'autocritique et de critique.
Le peuple espère voir des changements positifs et concrets au sein du Parti, afin que celui-ci devienne véritablement intègre et fort, grâce à cette campagne politique nécessaire menée dans les organisations du Parti relevant directement du Comité central. Cependant, comment la critique et l'autocritique peuvent-elles devenir des armes efficaces pour prévenir la dégradation et contrer l'« évolution personnelle » et l'« évolution personnelle » ? Un journaliste de VOV a interrogé le professeur agrégé Ho Tan Sang, de l'Académie politique régionale n° 3, à ce sujet.
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| Le professeur agrégé Ho Tan Sang répond aux questions d'un journaliste de VOV. |
PV :Monsieur, le Bureau politique vient de publier des directives sur l'autocritique et la critique, en lien avec la mise en œuvre de la résolution n° 4 du XIIe Comité central, et le renforcement de la construction et de la rectification du Parti. Pourriez-vous analyser l'urgence de cette activité du Parti ?
M. Ho Tan Sang :La construction et la rectification du parti sont des tâches permanentes pour tout parti politique, et notre parti y a toujours accordé une attention particulière depuis sa fondation jusqu'à aujourd'hui.
Parallèlement aux succès que nous avons obtenus, nous sommes également confrontés à de nombreux défis. Il s'agit notamment de défis internes, comme le souligne la résolution n° 4 du 12e Comité central, à savoir « l'auto-évolution » et « l'auto-transformation ».
La question qui se pose désormais est celle de la prévention et du traitement de ces dégradations. Il s'agit d'une question de survie pour le régime et le parti au pouvoir. C'est là que réside l'urgence.
PV :L'une des manifestations du déclin idéologique et politique, clairement énoncée dans la résolution n° 4 du Comité central du XIIe Congrès du Parti, est la suivante : dissimuler ses lacunes en matière d'autocritique et refuser de les reconnaître ; manquer de sincérité et d'autodiscipline lorsque des lacunes surviennent ; faire preuve de déférence, d'évitement et de réticence à aborder les problèmes ; ne pas défendre ce qui est juste et lutter contre ce qui est injuste ; exploiter la critique à des fins de flatterie, de favoritisme, de calomnie, de diffamation et de critique d'autrui avec des motifs personnels impurs.
Le fait de souligner cette manifestation de déclin signifie que le Parti a clairement constaté que nombre de ses organisations et sections se livrent à la critique et à l'autocritique, mais de manière formelle et superficielle. Selon vous, quelles conséquences ce type de critique et d'autocritique a-t-il engendrées et engendre-t-il actuellement ?
M. Ho Tan Sang :Cette évaluation a déjà eu des conséquences. L'autocritique et la critique sont des exigences fondamentales pour la construction du Parti. Cela a toujours été une priorité dans les activités du Parti.
En réalité, ces derniers temps, la critique et l'autocritique sont devenues largement formalisées, entraînant un déclin de l'individu. Incapables d'assumer leurs erreurs, certains les exploitent pour dénigrer autrui. Parallèlement, on observe une réticence à aborder les problèmes et à critiquer par crainte de défier le pouvoir en place. Ce phénomène découle essentiellement du manque de clarté des mécanismes de protection de ceux qui luttent courageusement contre les abus de pouvoir.
Il en résulte que les organisations du Parti perdent de leur efficacité et que certains individus manifestent des tendances tantôt trop à gauche, tantôt trop à droite. Pour chaque membre du Parti, il s'agit là de manifestations d'une autodégénérescence interne.
PV :Actuellement, certains dirigeants refusent d'écouter les critiques ; ils se mettent en colère ou ripostent par des accusations dès que des faiblesses sont évoquées… peu à peu, plus personne n'ose s'exprimer. À votre avis, ce comportement est-il dangereux pour le Parti ?
M. Ho Tan SangC'est extrêmement dangereux. Psychologiquement, on préfère les éloges aux critiques. La critique, l'analyse et le retour constructif relèvent à la fois de la science et de l'art. Notre système n'est peut-être pas encore bien structuré, ce qui explique pourquoi formuler des critiques constructives, surtout envers ceux qui détiennent le pouvoir, est si difficile. Ce phénomène est observé depuis longtemps, tant en pratique qu'en théorie. Alors, pourquoi est-il si difficile à surmonter ?
Je pense que la cause profonde réside dans l'absence de mécanismes et d'institutions permettant de contrôler le pouvoir de ceux qui détiennent l'autorité. Par conséquent, lorsqu'ils sont au pouvoir, ils agissent arbitrairement, usant de leur autorité pour imposer leur volonté et contraindre autrui à obéir, même s'ils commettent eux-mêmes des actes répréhensibles.
Les luttes répétées et l'expérience pratique ont montré que les luttes sans mécanismes ni institutions pour les protéger mènent souvent à la conclusion qu'« il n'y a pas d'échappatoire ». Ce manque même de protection étouffe la lutte au sein du Parti, entraînant un affaiblissement de l'esprit combatif.
PV :Pour mener efficacement l'autocritique et l'évaluation critique au sein des activités du Parti, il est essentiel de comprendre la finalité de ce processus. Monsieur, quel est le rôle du chef de l'organisation du Parti dans la conduite du processus d'examen et d'évaluation, notamment en ce qui concerne la qualité des séances d'autocritique et d'évaluation critique ?
M. Ho Tan Sang:Le leader est l'âme du système. Au sein d'une organisation, l'appareil a deux missions à accomplir, deux tâches à perfectionner. Premièrement, perfectionner le cadre institutionnel, c'est-à-dire perfectionner les réglementations et les règles afin de prendre en compte la responsabilité et la contribution de chaque individu.
Outre les institutions et les mécanismes, le rôle des individus, et notamment des dirigeants, est primordial. S'ils sont ouverts aux critiques, la situation évoluera ; s'ils sont bureaucratiques, arrogants ou individualistes, il en sera de même. C'est pourquoi, dans le cadre de nos efforts actuels de renforcement du Parti, nous insistons toujours sur l'importance de donner le bon exemple à nos dirigeants.
Étudier et suivre l'exemple, la pensée et l'éthique du président Hô Chi Minh est une condition essentielle ; les dirigeants doivent montrer l'exemple et mettre en pratique ce qu'ils prônent. Je crois que les dirigeants sont l'âme du système. S'ils possèdent un caractère et des qualités irréprochables, et s'ils agissent conformément aux résolutions, politiques et directives du Parti, ils bâtiront une organisation saine. Cependant, même au sein d'un système performant, si le dirigeant rencontre des difficultés, c'est tout le système et l'organisation qui en pâtiront.
PV :Comment percevez-vous la gestion récente des violations commises par d'anciens hauts responsables du parti, concernant la volonté du Politburo et du Comité central du 12e Congrès du parti de rectifier et de purifier le parti ?
M. Ho Tan Sang:La détermination politique du Parti à se construire et à se rectifier existe depuis longtemps ; l'important est de savoir quelles solutions démontrent cette détermination dans la pratique, et nous devons explorer et expérimenter de nombreuses solutions.
Discipliner les responsables occupant des postes à responsabilité au sein d'une organisation témoigne de la détermination du Parti. Cela a un effet dissuasif important sur les membres du Parti et les citoyens ordinaires dépourvus de pouvoir et d'autorité. Les personnes sanctionnées comprennent également que la retraite n'est pas synonyme de sécurité. Cela constitue un avertissement pour ceux qui sont actuellement au pouvoir, les incitant à modérer leurs actions. Toute action future doit être menée avec détermination, et non se limiter à un ou deux cas isolés.
PVMerci, monsieur.
Selon VOV
